Sept mois après son lancement, le projet « 0 to 100 » se poursuit à Saint-Étienne avec ses 40 volontaires. Initié par l’université Jean-Monnet, le programme accompagne des personnes sédentaires vers un objectif particulièrement exigeant : être éventuellement capables de participer à un ultra-trail de 100 km l’été prochain.
Un programme destiné à mesurer les adaptations du corps
L’initiative ne se limite pas à une préparation sportive. Elle doit aussi permettre d’étudier les transformations physiques et physiologiques associées à un entraînement intensif. Les participants sont suivis par une équipe scientifique dirigée par Guillaume Millet, professeur de physiologie à l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne.
Parmi eux, Arthur, un Ligérien de 30 ans, a rejoint l’expérience après avoir vu l’annonce du projet sur les réseaux sociaux. Éloigné depuis longtemps de la pratique sportive, il poursuit son parcours sept mois après le premier entraînement. La charge atteint désormais cinq séances par semaine, contre des débuts constitués de séquences très courtes de course alternées avec de la marche.
« Au démarrage, on devait courir une minute et marcher. Je finissais les séances avec quelques difficultés. Aujourd’hui, ces séances sont bien plus simples pour moi, même si l’intensité monte avec cinq entraînements par semaine. »
Arthur décrit également des changements dans sa vie quotidienne, notamment lorsqu’il emprunte les escaliers ou marche. Pour les chercheurs, les premiers résultats portent déjà sur les capacités physiologiques des volontaires.
- 40 participants sont toujours engagés dans le projet ;
- le programme a commencé il y a sept mois ;
- les entraînements prévus sont suivis au niveau de volume fixé au départ ;
- l’objectif envisagé est un ultra-trail de 100 km l’été prochain.
Des progrès observés dès le quatrième mois
Guillaume Millet indique que l’équipe se trouve au niveau attendu et que l’ensemble du groupe continue de respecter le volume d’entraînement défini initialement. Une évolution de la consommation maximale d’oxygène a notamment été observée dès le quatrième mois. Cette mesure correspond, selon le professeur, à la « puissance du moteur d’un coureur », avec des gains variables selon les participants.
La suite du projet doit donc conduire les volontaires vers une échéance encore plus exigeante, sans que leur participation à un ultra-trail de 100 km soit présentée comme acquise à ce stade.