Préparer une course avec un agent conversationnel peut sembler pratique, mais l’expérience racontée par Slate rappelle les limites d’une planification automatisée. Inscrit au semi-marathon de Lyon, disputé le 4 octobre 2026, un coureur de 37 ans avait fixé son objectif à 1 h 45. Six mois plus tard, sa course s’est transformée en épreuve de résistance.
Trois séances hebdomadaires pendant six mois
Le coureur explique avoir commencé sa préparation en mars, avec un dossard acheté plusieurs mois avant l’épreuve. Son organisation reposait sur trois sorties par semaine, réparties entre endurance fondamentale, séance spécifique et sortie longue. Le mardi était consacré à un footing facile, le jeudi à un travail ciblé et le dimanche à une sortie plus longue.
Cette démarche ne venait pas d’un débutant complet. L’intéressé dit pratiquer la course à pied depuis une dizaine d’années et avoir déjà couru en groupe, notamment dans le cadre du programme Boost d’Adidas. Il indique également connaître le fractionné et disposer d’une expérience sportive ancienne, même s’il ne se considère pas comme un coureur particulièrement performant.
Une course difficile dès les premiers kilomètres
Le jour du semi-marathon, les difficultés sont apparues rapidement. Dès le 3e kilomètre, il estime que l’allure visée devenait impossible à tenir. Une première pause est intervenue au 9e kilomètre, afin d’éviter de s’effondrer complètement. Au 16e kilomètre, l’objectif chronométrique était déjà abandonné.
| Repère | Élément rapporté |
|---|---|
| Course | Semi-marathon de Lyon |
| Date | 4 octobre 2026 |
| Objectif | 1 h 45 |
| Premier arrêt | 9e kilomètre |
« Putain de ChatGPT »
Le coureur avait choisi de confier sa préparation à l’outil conversationnel d’OpenAI « pour tester », en alternative aux suggestions de sa montre Garmin et à ses programmes de coaching, qu’il juge parfois étranges. Il précise qu’il pensait pouvoir corriger les propositions ou les adapter, grâce à sa connaissance de la course et de ses propres sensations.
La question de l’adaptation au coureur
Son récit met en évidence un point central de l’entraînement : un programme ne se résume pas à l’enchaînement de séances. Le coureur décrit son niveau d’activité, son travail sédentaire, son alimentation, son sommeil et sa perception de sa condition physique. Malgré ces repères, il n’a pas réussi à reproduire en compétition l’allure espérée.
- Trois séances étaient prévues chaque semaine.
- La préparation s’est étendue de mars à octobre 2026.
- L’objectif de 1 h 45 a été compromis avant la mi-course.
Cette expérience ne permet pas, à elle seule, d’établir qu’un outil d’intelligence artificielle est responsable d’un échec sportif. Elle montre en revanche l’importance d’évaluer un plan au regard du niveau réel, de la progression et des réactions du coureur, plutôt que de suivre automatiquement des recommandations générées à distance.