Bob Tahri

Bob Tahri a terminé premier Français sur le semi-marathon de Paris.

 

Dans des conditions dantesques, Bob Tahri a fait son retour à la compétition lors du semi-marathon de Paris en terminant onzième de la course et premier Français.

Il y a des jours où il ne faut pas mettre des coureurs dehors. Aujourd’hui, sur la capitale, la pluie, le vent et le froid s’étaient donnés rendez-vous tout au long des 21 km du semi-marathon de Paris. Ces conditions n’ont pas douché les athlètes des hauts-plateaux dont le Kenyan Morris Gachaga, vainqueur en 1h00’38.

Entrainement réussi pour Bob Tahri

Derrière, les Français avaient pris un tempo moins rapide dans la foulée de Bob Tahri. Le Français, en pleine préparation pour le marathon de Londres était venu pour faire une sortie autour des 1h04’45-1h05. Accompagné notamment d’Hassan Hirt, de Nouredine Smail et d’Adrien Guiomar, Tahri devait néanmoins vite revoir ses ambitions à la baisse, à la vue des conditions polaires. « L’optique c’était de faire une sortie longue dans le cadre de ma préparation, expliquait Tahri. J’ai laissé faire jusqu’au 17e et ensuite je me suis remis dans mes allures. Je prends ce qui est bon à prendre. »

Finalement onzième en 1h06’29, Bob Tahri terminait première Français devant Hassan Hirt (1h07’17) et Adrien Guiomar (1h07’22). « Pour mon premier semi-marathon je ne m’attendais pas à de telles conditions, avouait de son côté Hassan Hirt, qui tentait de se réchauffer dans le vestiaire plus de trente minutes après son arrivée. Je ne m’attendais pas à ça. Le point positif c’est que même quand il y avait des changements de rythme je répondais. Mais j’ai vraiment cru que j’allais faire un malaise à l’arrivée. J’étais paralysé par le froid. J’avais l’impression de courir comme un robot. »

Difficile pour Nouredine Smail

De son côté, pour son retour à la compétition, Nouredine Smail a connu des moments encore plus durs que ses compatriotes en terminant 19e en 1h10’17. « C’a été dur, lâchait Smail qui vient de rentrer d’un long stage en Ethiopie. Les six derniers kilomètres, je ne voyais rien du tout. Pendant la course, j’ai eu un problème avec ma semelle qui s’est enlevée dans ma chaussure. Je me suis arrêté et je l’ai enlevée. Le froid, la pluie, la distance, le vent, c’était trop pour moi. Je ne savais même plus où j’étais. J’en ai jamais autant chié qu’aujourd’hui. Mais je me devais de finir ma course. »

D’ailleurs, ça doit être la première fois de sa carrière que l’international français termine derrière une athlète féminine lors d’une course. En effet, la Kényane Ruth Chepngetich s’est imposée en 1h08’’07 alors que dans le clan français c’est Garance Blaut qui terminait en tête en 1h18’03.

45 km dans la journée pour Tahri

Finalement, le seul qui semblait avoir bien digéré cette course était Bob Tahri. Dès son arrivée et après s’être changé, l’international français repartait pour un footing de cinq kilomètres, après s’être déjà offert un dix kilomètres en échauffement. Une belle matinée à 35 km, qu’il terminera ce soir par une nouvelle sortie de dix kilomètres. « Je suis content car ma préparation se passe très bien, expliquait Tahri. Je voulais voir mon comportement en course et remettre un dossard. Il reste du boulot avant Londres mais je suis optimiste. »

Après Paris, Tahri sera au départ du semi-marathon de Lisbonne dans deux semaines avec cette fois de plus grosses ambitions chronométriques et, on l’espère pour lui, de meilleures conditions qu’aujourd’hui sur Paris.

Tous les résultats.

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Website Comments

Post a comment