Sur marathon, franchir la ligne d’arrivée reste une épreuve de régularité autant que de résistance. Les abandons peuvent intervenir pour plusieurs raisons : une blessure apparue pendant la préparation, une allure mal maîtrisée, une difficulté à partir du 30e kilomètre, une mauvaise gestion des gels énergétiques ou encore un décrochage psychologique.
Un taux d’abandon exceptionnel au Marathon pour tous
Le Marathon pour tous, organisé en marge des Jeux de Paris 2024, a illustré la difficulté de l’exercice pour un peloton largement composé de coureurs amateurs. 13,5 % des participants n’avaient pas franchi la ligne d’arrivée. Ce niveau contrastait avec un taux qui se situait jusqu’alors autour de 3 % sur les courses évoquées.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Marathon pour tous, Paris 2024 | 13,5 % de non-finishers |
| Taux habituellement observé auparavant | Environ 3 % |
Cette différence ne signifie pas qu’un abandon serait inévitable sur une longue distance. Elle met en évidence l’importance des choix effectués avant et pendant la course. La préparation doit notamment permettre d’identifier l’allure soutenable et de tester les produits de ravitaillement utilisés le jour de l’épreuve.
Les erreurs se paient après le 30e kilomètre
Le fameux « mur » correspond à une baisse brutale des ressources et de la capacité à maintenir l’allure. Une première partie de course trop rapide peut accentuer cette difficulté lorsque les réserves diminuent. Le ravitaillement, en particulier la prise de gels énergétiques, fait également partie des points de vigilance cités parmi les causes d’échec.
- La blessure, lorsqu’elle apparaît pendant la préparation ou en course ;
- une allure excessive dans les premiers kilomètres ;
- une stratégie énergétique mal maîtrisée ;
- la dimension psychologique, particulièrement sollicitée en fin de marathon.
Des entraîneurs et des coureurs reviennent sur ces situations afin d’identifier les erreurs commises et les ajustements possibles. L’objectif est de mieux aborder les dernières semaines de préparation, puis de conserver une gestion cohérente de l’effort jusqu’à l’arrivée.
La réussite d’un marathon ne se joue donc pas uniquement sur la condition physique du jour. Le choix de l’allure, la préparation du ravitaillement et la capacité à traverser les moments difficiles constituent des éléments déterminants pour éviter que la course ne s’arrête avant le 42,195 km.