Hassan Chahdi

Hassan Chahdi tentera dimanche de réaliser moins de 2h10 au marathon.

 

Plusieurs internationaux français seront au départ ce dimanche du marathon de Paris. Et après des préparations plutôt réussies, Hassan Chahdi, Benjamin Malaty, Jean-Damascène Habarurema, Yohan Durand et Paul Lalire auront à cœur de battre leurs records dans les rues de la capitale. Décryptage.

Ce dimanche, dans les rues de Paris, tous les yeux des spécialistes seront tournés vers Hassan Chahdi. En effet, le triple champion de France de cross en titre arrive sur le marathon parisien avec beaucoup d’attentes sur les épaules. Pourtant, le protégé de Jean-Claude Vollmer n’en sera qu’à son deuxième essai sur la distance (il avait réalisé 2h15’59 à Rotterdam en 2016, voir article) mais sa démonstration sur le France de cross et ses récentes sorties (1h02’51 à Rome le 12 mars), dont un record personnel (28’36) au 10 km Sport 2000 de Moirans (voir article), le placent comme le favori du clan tricolore derrière l’armada des hauts plateaux.

Jean-Damascène Habarurema veut suivre Chahdi

Surtout que l’athlète qui aura 28 ans en mai prochain ne se cache pas,  puisqu’il a annoncé clairement viser les moins de 2h10 (2h09’50). C’est d’ailleurs dans cette optique que le responsable du plateau René Auguin lui a réservé deux lièvres jusqu’au 30e kilomètre. « Je me sens bien, livre Chahdi. Ces derniers mois, j’ai eu du temps pour me préparer et bien récupérer. Je suis plus professionnel et comme ma préparation pour le marathon n’a vraiment commencé qu’en janvier, je ne me sens pas usé. »

Heureusement, puisqu’il lui faudra ses meilleures jambes pour lancer son marathon sur des bases de 1h04’30. Des allures sur lesquelles se greffera le vétéran (40 ans) Jean-Damascène Habarurema. Champion de France du semi-marathon le 12 mars dernier à Bourg-en-Bresse en 1h03’53, celui qui a passé toute sa préparation à Iten au Kenya, est également en grande forme selon son entraineur Philippe Plancke. « Jean va partir avec les lièvres d’Hassan pour réaliser moins de 2h10 (record à 2h12’40 en 2013). C’est la préparation la plus accomplie qu’il ait réalisée. Il est en pleine confiance et surtout il commence à avoir l’expérience de la distance. C’est un vrai marathonien. »

Benjamin Malaty en confiance

De l’expérience, Benjamin Malaty (30 ans) commence également a en avoir plein les baskets. Auteur de 2H12’00 en 2013, déjà à Paris, le Talençais revient dans la capitale motivé comme jamais, après deux dernières saisons gâchées. « J’ai connu un début de saison sans accroc et sans blessure, savoure-t-il. Ca, dans la tête, ça libère ! J’avais besoin de continuité dans l’entrainement ce qui n’avait pas été le cas lors de mes deux derniers marathons (2h17’26 à Francfort en 2015 et 2h16’16 à Paris en 2016). J’ai fait le choix d’une reconstruction lente qui semble payer vu le plaisir et l’envie que j’éprouve. »

De par son statut, Malaty aura également le droit à un lièvre ce dimanche lancé sur des bases de 1h05’15 au semi-marathon. Mais le champion de France de cross 2012 se laisse l’option de partir un poil plus vite si les jambes répondent parfaitement.

Yohan Durand prudent

Un choix que ne devrait pas faire Yohan Durand (31 ans), un autre cador présent ce dimanche à Paris. Auteur de 2h14’00 en 2015 (Paris), l’international français reste sur un abandon sur la distance reine en avril dernier à Hambourg et se veut prudent. « Ma préparation s’est bien passée même si j’ai été malade en rentrant d’un stage au Kenya juste avant les France de cross et que j’ai dû me soigner avec des antibiotiques. Sinon, il n’y a pas eu de soucis. J’en ai fait autant que quand j’ai fait 2h14 donc je me dis qu’il n’y a pas de raison que ça se passe moins bien. Partir en moins de 1h05 au semi, ça serait partir au suicide. 1H05’30-1h05’45, ça serait top. »

Pour le champion de France en titre du marathon Paul Lalire (29 ans), le top sera un départ autour des 1h08’30 au semi-marathon. « Après les France au mois de septembre, j’ai mis du temps à revenir, je n’étais pas forcément bien. Mais depuis la mi-décembre, je fais des choses intéressantes à l’entrainement et ça se traduit en compétition (1h05’01 aux France le 12 mars). J’espère donc faire moins de 2H20. L’idée est de partir un poil plus vite au premier semi car le parcours y est un peu plus favorable. Il faut en profiter sans se griller les ailes. »

Un conseil qui prévaudra pour tous les 57 000 coureurs engagés à Paris ce dimanche où le soleil devrait être au rendez-vous. Et alors que des températures supérieures à 20 degrés sont annoncées pour l’après-midi, les Elites dont le départ a été avancé à 8h20 (au lieu de 8h45 habituellement) pour s’accorder sur le Paris-Roubaix cycliste, en auront déjà fini. Et comme le dit Philippe Plancke : « je pense qu’on devrait avoir un bon cru cette année ».

C’est tout ce que l’on souhaite.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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