Harold Correa

Harold Correa et son entraineur Jean-Hervé Stiévenart débriefent après la séance d’entrainement.

 

Se balader à l’INSEP en plein mois de juillet c’est plonger dans la dernière ligne droite de préparation des athlètes de l’équipe de France d’athlétisme. Et même si la journée était caniculaire, ils étaient nombreux à peaufiner leur forme aujourd’hui à l’approche des Championnats d’Europe de Berlin. Reportage.

En ce jeudi midi, la circulation dans le bois de Vincennes est calme comme un dimanche. Il faut dire, qu’en plus d’être en plein mois de juillet, la canicule ne pousse pas à sortir, même dans l’écrin vert parisien. D’ailleurs, à l’accueil de l’INSEP, ça sent aussi les vacances, avec des vigiles qui cherchent l’ombre, canettes à la main.

Bosse arrive à l’entrainement en trottinette

Pourtant, malgré les 36 degrés annoncés sur les smartphones, Harold Correa a une séance au programme. A l’abri du soleil dans la tribune du stade d’athlétisme, le triple sauteur qualifié pour Berlin effectue quelques étirements en attendant son coach Jean-Hervé Stiévenart. Benjamin Compaoré et Wilhem Belocian, tous les deux blessés et « out » pour l’Allemagne sont également présents pour regarder leur pote prendre un coup de chaud. « Je vais être malade, lance Correa en rigolant. Ca tape vraiment fort ! »

Quelques gammes plus tard, le tripleux est près pour une séance de bondissements sous l’oeil du coach. « Tes intentions sont très bonnes », lance Stiévenart, une serviette trempée autour du cou pour se rafraîchir. « Libère-toi et profite du vent », ajoute de son côté Benjamin Compaoré, assis dans les tribunes.

Et alors que Correa montre que la forme est ascendante malgré la chaleur étouffante, c’est un certain Pierre-Ambroise Bosse qui débarque en trottinette électrique. Après un petit check à toute la bande, le champion du monde 2017 du 800 m entame un petit footing d’échauffement sur la pelouse avant d’attaquer un peu de PPG sur des haies.

Vicaut et Amdouni également en plein travail

Au même moment, Philippe Dupont sort de la halle Maigrot où Morhad Amdouni va effectuer une séance à l’abri du soleil. L’ex-international sur 800 m va évidemment aux nouvelles du recordman de France et s’enquiert du programme des Europe. Bosse lui lance que l’enchaînement des courses (séries le 9 août, demi-finale le 10 août et la finale le 11 août) va être difficile avec aucun jour de repos avant la finale contrairement à d’habitude. Dupont lui rétorque en rigolant qu’aux JO de Los Angeles en 1984, les athlètes avaient enchainé quatre tours en quatre jours. De quoi laisser Bosse bouche-bée, qui, après une légère séance, préfère quitter la piste, la chaleur étant trop pesante.

Harold Correa, après une séance concluante, en fait de même trente minutes plus tard. Juste le temps de boucler un ciné avec Benjamin Compaoré et l’international français quitte les lieux en voiture. Quelques minutes plus tard, c’est Jimmy Vicaut, encore interne à l’INSEP, qui débarque à pied sur le stade. Le recordman d’Europe a une séance au programme avec son coach Dimitri Demonière tout en assurant un entretien avec un confrère de la presse écrite.

De notre côté, il est l’heure de quitter l’usine à champions laissant les artistes à leurs derniers préparatifs. Mais juste avant de sortir, nous croisons Ludovic Payen, avec la mine des mauvais jours. Non sélectionné pour Berlin malgré la réalisation des minima (voir article), le champion d’Europe espoirs encaisse évidemment difficilement le coup et se demande quelle suite donner à sa saison.

Pour les autres, Berlin arrive bientôt et ces journées de juillet à l’INSEP vont se répéter jusqu’au grand départ vers l’Allemagne au début du mois d’août.


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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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