Chères lectrices, chers lecteurs,

Après trois saisons à couvrir l’athlétisme français sur tous les fronts, j’ai décidé de mettre un terme à l’aventure Track and Life. Malgré votre intérêt toujours grandissant pour le contenu proposé, je n’ai pas trouvé le modèle économique me permettant de développer Track and Life comme je le souhaite.

Informer, interroger, photographier a un coût

Informer, interroger, photographier, demande en effet non seulement des compétences, mais aussi du temps et des moyens. Dans un monde de plus en plus connecté, l’information n’a malheureusement plus de prix. Elle est consommée, souvent gratuitement et rapidement, puis jetée. Mais les kilomètres parcourus, les heures de travail et les investissements réalisés ont un coût. J’ai toujours tenu à ce que le contenu reste gratuit, peut-être à tort, et j’ai donc cherché des sources de revenus variées, en synergie avec l’activité de Track and Life, sans jamais remettre en cause l’intégrité du contenu. L’avantage était de vous proposer un contenu toujours gratuit, mais l’inconvénient restait que je ne dégageais toujours pas de revenus directs de l’activité journalistique de Track and Life, tout en m’ajoutant du travail.

Par ailleurs, malgré la confiance accordée par de plus en plus de partenaires, les revenus dégagés par l’entreprise après trois ans d’activités restaient en deçà de ce qui était nécessaire pour développer Track and Life comme je le souhaitais. Je ne pouvais faire appel à des pigistes qu’occasionnellement. Or, mon objectif a toujours été de développer un média qualitatif et complet sur l’athlétisme ce qui passe nécessairement à long terme par l’embauche d’un journaliste à temps complet. J’ai réalisé que le modèle économique ne me permettait pas de faire évoluer Track and Life dans ce sens.

La philosophie d’un journalisme de terrain

Cette décision a été extrêmement difficile à prendre mais je ne conçois pas de faire les choses à moitié. Il n’a jamais été question de limiter ma présence sur le terrain ou d’écrire des articles en parallèle d’une activité professionnelle salariée. Je me suis investi dans l’aventure à 100 % pendant trois ans, sans me rémunérer afin de réinvestir tous les revenus dégagés, car je croyais à ce projet pour l’athlétisme.

Je suis fier d’avoir pu porter ma philosophie d’un journalisme de terrain, allant à la rencontre des acteurs de ce beau sport. Plus de 1 000 articles auront été écrits sur cette plateforme, sans jamais remettre en cause l’exigence de Track and Life d’un contenu propre et professionnel. Cela peut paraître une évidence mais force est de constater qu’aujourd’hui, il faut malheureusement faire la police aux photos et contenus volés, et que nombre de pseudo médias sur internet, tout sauf professionnels, restent derrière leur ordinateur, courant après l’illusion des likes et des followers, sans jamais proposer un contenu de qualité à leurs lecteurs.

Lors de mon premier édito du 9 janvier 2016 , j’espérais que Track and Life puisse « courir plusieurs marathons ». A la vue des kilomètres engrangés pour couvrir la multitude des événements nationaux et internationaux, je pense avoir fait le job, comme disent certains. Et ce, malgré les bâtons dans les roues.

Evidemment, le fait de ne pas avoir réussi à pérenniser ce projet restera comme un échec mais le chemin parcouru aura été beau. Merci à vous tous d’avoir cliqué ne serait-ce qu’une fois sur ce site. Un grand merci également aux athlètes, entraineurs, dirigeants, journalistes et autres acteurs du milieu, de m’avoir fait confiance.

Enfin, j’aimerais remercier particulièrement Lise et Anthony, sans qui toute cette belle aventure n’aurait pas été possible.

Romain DONNEUX
Fondateur et rédacteur en chef

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Website Comments

  1. Christine Tanguy
    Répondre

    J’ai découvert votre site il n’y a pas si longtemps avec un grand plaisir. Vivant aux Pays Bas je suis surtout l’athlétisme néerlandais avec Dafne Schipper etc ; Grace à Trackand life j’ ai découvert d’autres athlètes et ai vraiment aimé votre facon de communiquer sur l’athlétisme. Un grand dommage mais je comprends tout à fait l’engagement financier que votre project demande . Encore merci et CES 3 années ne sont pas perdues. Je sens qu’il y aura un autre beau projet à suivre. Kenavo. Et oui, une bretonne aux Pays Bas.. Bonne route !

  2. Khemouche Jean
    Répondre

    Triste nouvelle. Je tiens à vous remercier pour tout le travail que vous avez accompli durant ces 3 années
    Vous allez énormément me manquer, je vous souhaite bonne route et le meilleur pour vos futurs projets.
    A bientôt et vive l athlétisme

Post a comment