IAAF

Les tenues des athlètes en meeting a été une question abordée au Conseil de l’IAAF.

 

Encadrement des naturalisations d’athlètes, responsabilisation des fédérations dans le contrôle anti-dopage de leurs membres, réflexion sur les tenues des participants en meetings, le Conseil de l’IAAF réuni à Buenos Aires, a validé des nouvelles réformes pour le premier sport olympique.

Chaque saison, le Conseil de l’IAAF lance des nouvelles réformes pour faire avancer l’athlétisme. Outre le cas de la Russie (la fédération reste suspendue des compétitions internationales) qui suscite un débat depuis de nombreux mois, d’autres décisisions ont été tranchées à Buenos Aires (Argentine).

Nouvelles obligations pour les Fédérations en terme de dopage

Tout d’abord, pour rester sur l’anti-dopage, l’IAAF, sur les conseils de l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU),  a décidé de responsabiliser les fédérations internationales et non plus seulement les athlètes. Dans cette optique, les fédérations internationales seront regroupées en trois groupes de suivi. Le groupe A concernera les fédérations dites « à risque » (Kenya, Ethiopie, Biélorussie et Ukraine), qui étaient déjà surveillées depuis le scandale russe. Les athlètes de ces fédérations devront subir au moins trois contrôles anti-dopage hors compétition dans les dix mois précédents un championnat du monde ou des Jeux olympiques.

Ces fédérations, tout comme celles du groupe B (composé des grosses fédérations comme la France) devront présenter un plan anti-dopage à l’IAAF avant les grandes échéances internationales, alors que celles du groupe C (nations avec peu d’athlètes de haut niveau) ne voient pas leur prérogatives changer.

Dans tous les cas, l’Unité d’intégrité de l’athlétisme sera chargée du suivi et des signalements des infractions mais seul le Conseil de l’IAAF déterminera les sanctions.

Nouvelles règles pour les naturalisations

Suspendus depuis un an et demi, les changements de nationalité sportive vont pouvoir de nouveau être réalisés mais avec de nouvelles règles beaucoup plus strictes pour ralentir la fuite des talents, notamment des pays africains vers ceux du Golfe ou vers la Turquie. Tout d’abord, une commission d’examen va être mise en place pour étudier chaque demande.

Cette dernière devra, notamment, vérifier que le pays d’accueil offre à l’athlète en question tous les droits de citoyenneté. De plus, les athlètes de moins de 20 ans ne pourront pas changer de pays et, en cas de naturalisation, l’athlète devra patienter au moins trois ans, pour évoluer avec ses nouvelles couleurs dans un grand championnat international. Enfin, un athlète aura le droit de changer qu’une fois de nationalité dans sa carrière.

Améliorer la visibilité en meetings

Alors que la question du classement mondial a évidemment été abordée, tout comme celle d’un calendrier international plus clair (voir article), l’IAAF s’est penchée sur les tenues vestimentaires des athlètes en meeting.

En effet, avec la domination des marques Nike et adidas, voire Puma sur le marché de l’athlétisme et l’obligation des athlètes sponsorisés de porter les tenues de compétitions de leur sponsors, la visibilité lors des épreuves est parfois confuses, tous les athlètes étant quasiment tous habillés pareil. « Nous avons discuté de la nécessité d’aborder la question d’un grand nombre d’athlètes à la Diamond League portant une tenue identique, ce qui provoque la confusion pour les spectateurs et les diffuseurs. », a expliqué Sebastian Coe, le président de l’IAAF. Cela doit changer et un groupe a été mis en place pour conduire ce changement. »

Et même si les grandes stars possèdent souvent une tenue différente, il est vrai que beaucoup d’épreuves se déroulent avec des athlètes ayant les mêmes tenues.


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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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  1. JeLag
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    Chacun avec son maillot de son club, ça serait top ! Histoire de faire connaitre d’ou l’athlète vient… et les marques (trop bien connues) se chargent de leur distribuer leur pognon.

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