Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie a remporté son troisième titre mondial en salle au saut à la perche.

 

Champion du monde en salle en titre, Renaud Lavillenie a remporté son troisième titre mondial au saut à la perche en salle aujourd’hui à Birmingham, alors que le hurdleur Aurel Manga a décroché le bronze sur 60 m haies.

Avant ces championnats du monde, Renaud Lavillenie avait annoncé que ses deux adversaires principaux étaient Piotr Lisek et Sam Kendricks. En plus d’être le meilleur perchiste du monde depuis dix ans, le Français connait parfaitement sa discipline. Car même si la perche mondiale s’était emballée chez lui lors du All Star Perche, Lavillenie savait que seuls ces deux-là seraient avec lui quand cela allait vraiment compter.

5,85 m barre d’écrémage

Cette après-midi, les jeunes étaient bien présents en finale mais la barre à 5,85 m a fait la différence. Bye-bye les Karalis, Duplantis ou Marschall (qui au jeu des impasses ont tous tenté 5,90 m), alors que le Français Axel Chapelle s’était arrêté à 5,60 m (10e). Place aux plus réguliers donc avec Kendricks et Lisek, qui passaient tous les deux 5,85 m au premier essai après avoir manqué une barre à 5,80 m. Pour Renaud Lavillenie, en revanche, tout se déroulait parfaitement. Après avoir effacé 5,70 m au premier essai, le Français s’envolait facilement au-dessus des 5,85 m demandés dès sa première tentative.

Tout se jouait alors à 5,90 m, où Lavillenie passait à son deuxième essai alors que Lisek en restait là et que Kendricks, après deux échecs, demandait 5,95 m. L’Américain ne passait pas et laissait Lavillenie savourer son nouveau titre avant de s’attaquer à 6,00 m, en vain.

Outre la perche, les haies hautes sont également l’un des pourvoyeurs numéro un de médailles pour la délégation française. Et comme très souvent, un Français est revenu avec une médaille autour du cou. Mais contrairement à d’habitude, ce n’est pas Pascal Martinot-Lagarde qui a décroché un accessit mais Aurel Manga, qui a décroché le premier métal international de sa carrière.

Une première pour Aurel Manga

Malgré une faute sur la première haie, Manga ne se démobilisait pas pour s’accrocher aux basques de Andrew Pozzi le favori. A leur gauche, Pascal Martinot-Lagarde, qui n’avait que les Championnats de France dans les jambes avant ce rendez-vous (voir article), perdait sa musique et ne pouvait suivre le rythme. Finalement, Pozzi coupait la ligne en 7’’46 juste devant l’Américain Jarret Eaton (7’’47) alors que Manga décrochait le bronze en 7’’54. Une première pour l’athlète de Giscard Samba et coéquipier de Dimitri Bascou qui, à 25 ans, démontre au monde entier le talent que beaucoup de spécialistes lui louent.

Enfin, pour son retour en équipe de France, Eloyse Lesueur n’a pas pu s’offrir une finale complète. Douzième après les trois essais, la Française n’a pas eu le droit aux trois essais supplémentaires et termine avec une performance à 6,34 m.

En ajoutant l’or de Kevin Mayer hier, la France termine ces Championnats du Monde en salle avec trois médailles et trois finalistes, Carolle Zahi (7e sur 60 m), Ruben Gado (7e de l’heptathlon) et Pascal Martinot-Lagarde (5e du 60 m haies), de quoi rester dans sa moyenne depuis la création des Mondiaux en salle.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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