Meeting de Mondeville

Christophe Lemaitre a remporté le 60 m du Meeting de Mondeville.

 

En sortant deux courses très propres, Christophe Lemaitre a régné sur le 60 m du meeting de Mondeville, loin devant Jimmy Vicaut. Et alors que Ninon Guillon-Romarin s’est arrêtée à 4,52 m, on retiendra la belle performance de Ludovic Payen sur 60 m haies en 7’’67.

C’était évidemment le duel que tout le monde attendait. Alors qu’ils ne s’étaient plus croisés depuis 2013 sur un 60 m, les deux ténors du sprint français Jimmy Vicaut et Christophe Lemaitre se retrouvaient pour la première fois de l’hiver (avant Bercy et les Championnats de France Elite) ce soir lors du meeting de Mondeville.

Très bon départ pour Lemaitre

Un duel qui semblait, sur le papier, tourner à l’avantage de Vicaut, peut-être plus à l’aise sur la distance et surtout, annoncé comme prétendant à la finale mondiale de Birmingham dans un mois. Mais pour sa rentrée, le recordman de France du 100 m avait peut-être aussi plus de pression que Lemaitre, qui a décidé d’arrêter son hiver dès les France de Liévin.

Dès les séries, l’impression de facilité était en faveur de Lemaitre. Alors que Vicaut avait remporté la deuxième série en 6’’62, Lemaitre bouclait la ligne en 6’’57, minima pour les Mondiaux, qu’il ne courra pas. En quelques secondes, le rapport de force venait de s’inverser. Et la finale était là pour le confirmer.

Après un très bon départ, au contraire de Vicaut, Lemaitre s’envolait pour gagner un 60 m de prestige en 6’’58, loin devant son  meilleur ennemi (Vicaut 3e en 6’’66). « Je suis très heureux, lâchait Lemaitre qui se permettait un saut de victoire. J’ai fait ce qu’il fallait. J’ai réussi à mettre en place deux bonnes courses d’affilée. J’ai réussi à rester technique, simple. J’ai voulu un peu trop envoyer en finale, c’était un peu moins fluide qu’en série. Mais malgré des déchets techniques, j’arrive à faire le même chrono. C’est de bon augure. Il faut juste que j’arrive à rester cool. »

Vicaut manque son rendez-vous

« Cool », Vicaut semble ne pas réussir à l’être dès que le moment compte, après une finale où il est passé complètement à côté. « C’est nul à chier, lâchait-il. Mon temps de réaction et ma mise en action sont mauvais. C’est décevant ! En finale, ça ne s’est pas passé comme prévu. Je suis vraiment déçu. On verra à Bercy. »

Dans quatre jours, les deux se retrouveront en effet pour le deuxième round avec maintenant un sérieux avantage pour Lemaitre. « J’ai trouvé quelque chose de simple, de fluide, quelque chose qui me correspond mieux, prévient Lemaitre. Je fais les choses sans me prendre la tête et c’est très bien. »

Ludovic Payen descend encore le chrono

Des sensations que ressent également actuellement Ludovic Payen. Dans un monde des haies hautes françaises qui n’avait pas besoin de renfort, le champion d’Europe espoirs du 110 m haies a fait fort ce soir en bouclant son 60 m haies à la cinquième place en 7’’67 (7’’70 en série), à distance respectable de l’Américain Eaton (7’’54). « J’avais de très bonnes sensation, expliquait Payen. Je commence à mettre en place mon départ, à sentir les choses. Ca ne m’étonne pas que le chrono descende. J’en suis à six records d’affilée en cette saison en salle. Après, je partais de très loin. Mais on a fait le travail pour que j’améliore ce départ. »

Une suite de record qui s’est un peu arrêtée pour Ninon Guillon-Romarin. Alors qu’elle avait égalé le record de France pour sa première vraie compétition de l’hiver à Orléans (4,71 m), la Française s’est contentée d’un bond à 4,52 m, ce soir après trois échecs à 4,62 m.

Un demi-fond en demi-teinte

D’ailleurs, mise à part le sprint, ce meeting de Mondeville a été plus mitigé avec le concours encore brouillon de Melvin Raffin  au triple saut (3e avec 16,21 m), juste devant le junior Martin Lamou (4e avec 16,05 m), alors que les demi-fondeurs ont connu une soirée difficile.

Sur 1 500 m, Quentin Tison a terminé onzième en 3’49’’29, loin derrière le nouveau recordman du monde juniors de la distance Samuel Tefera (1e en 3’39’’79), alors que sur le 3 000 m, seul le local Leo Morgana a tiré son épingle du jeu en terminant 13e en 8’18’’06, d’une course remportée par le jeune Britannique Jonathan Davies en 7’56’’13.

Même constat sur le 2 000 m féminin, où l’Ethiopienne Mamo (5’48’’17) a largement devancé le peloton de Françaises emmené par Elodie Normand (4e en 6’04’’03) et Maëva Danois (5e en 6’09’’01).

Pas de quoi éclipser Christophe Lemaitre, vainqueur sur la piste et à l’applaudimètre.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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  1. BERNARD
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    Bonjour, je viens de découvrir, par hasard, l’ article datant de Février 2016 intitulé Lemaitre …. victime du starter  » Je suis très surpris par cette inversion puérile qui fait retomber sur le starter la faute de l’ athlète ! En effet, et Christophe Lemaitre l’ a honnêtement reconnu, il bien commis ce jour-là un faux-départ, lequel, conformément au règlement, l’ a mis hors course. Donc, le fait d’ intituler faussement cet article est de nature à discréditer le Juge Fédéral qui a eu le mérite d’ appliquer strictement le règlement, sans céder à la pression ambiante. Et si on demandait à un juge « hauteur » de fermer les yeux sur une barre tombée, et dire que la barre a été injuste vis-à-vis de l’ athlète ? Merci d’ éviter dans le futur de retourner ainsi la responsabilité d’ une faute sur celui qui applique simplement le règlement dans un souci d’ équité des athlètes entre eux.

    • ADMINISTRATEUR DU SITE
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      Votre temps de réaction est un peu lent, pour un article qui date de deux ans. Ce soir-là, il fallait être présent au meeting pour comprendre qu’il y avait des soucis avec le starter qui était souvent très lent.

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