Eloyse Lesueur-Aymonin

Eloyse Lesueur-Aymonin a réalisé les minima pour les Championnats d’Europe à la longueur.

 

Ce soir à l’Envol Trophée de Pierre-Bénite, la championne du monde en salle 2014 de la longueur Eloyse Lesueur-Aymonin a réussi les minima pour les Championnats d’Europe de Berlin avec 6,71 m.

C’était le bon endroit pour mettre une première pierre dans cette saison 2018. Alors qu’elle aurait dû dans un premier temps sauter à Jérusalem sous les yeux de son entraineur Renaud Longuèvre, les avions en ont décidé autrement et c’est à Pierre-Bénite qu’Eloyse Lesueur-Aymonin s’est retrouvée ce soir. A l’origine par défaut,  ce choix s’est révélé très bon à la vue des conditions ce soir dans la banlieue lyonnaise.

Lesueur-Aymonin a mieux sous le capot

Après un orage qui a retardé le meeting d’une trentaine de minutes, le soleil faisait en effet son apparition pour accompagner les différents concours de sauts de la soirée. Des conditions dont a profité Lesueur. Dès son premier essai, la Française devait mettre un coup de frein pour ne pas mordre et atterrissait néanmoins à 6,68 m (+0,9).

Il fallait attendre son quatrième essai pour voir la championne d’Europe 2014 franchir les fameux minima en réalisant 6,71 m (+0,6). « Je n’aime pas parler des sauts mordus car je sais qu’on ne construit pas un concours avec ça mais je sais qu’il y avait des choses vraiment plus intéressantes que 6,71 m aujourd’hui, jugeait Lesueur-Aymonin. 6,71 m c’était le minimum à faire. A partir de maintenant, je construirai mes concours sur des choses plus spécifiques ce qui me permettra de passer à 80 sans mordre. »

Rouguy Diallo en réglages

Une étape à laquelle a pu s’attaquer dès ce soir Rouguy Diallo. Déjà auteure des minima, la Française a réalisé un entrainement grandeur nature pour travailler le cloche. Malgré ces consignes, Diallo a réalisé 14,16 m (+2,1), sous les yeux de son entraineur Teddy Tamgho. « J’étais là pour travailler un détail technique, expliquait-elle. C’était plus un entrainement plutôt qu’un endroit pour aller chercher une performance. Je voulais travailler un détail sur le cloche pour être bien dans le temps et être bien équilibrée dans le saut. Dans les sensations que j’ai eues, je pense que c’est sur la bonne voie. »

Un bon chemin sur lequel est de nouveau Raihau Maiau. En manque de motivation depuis quelques semaines, le Tahitien s’est repris en réalisant 7,73 m (+1,6) malgré des marques très approximatives. « Je ne suis pas sur la planche donc c’est compliqué, expliquait Maiau. La motivation est là, je cours plus vite mais maintenant il faut régler les marques. C’est la première fois de la saison que j’ai un beau concours. »

Record de France tenté pour Moindrot

Un beau concours tout comme celui de la perche féminine. Malheureusement, ce dernier a été un peu avorté à cause de la nuit alors que Ninon Guillon-Romarin semblait en jambes. Finalement, la recordwoman de France s’est arrêtée à 4,38 m après trois échecs à 4,50 m. Juste avant elle, la junior Alice Moindrot avait tenté le record de France juniors. Mais malgré l’aide de Philippe Collet pour éclairer le butoir à l’aide d’une torche, la barre à 4,38 m n’était pas effacée.

Et alors que la nuit tombait sur Pierre-Bénite, on pouvait encore voir Eloyse Lesueur-Aymonin travailler ses appuis dans le gymnase adjacent la piste avec son préparateur physique Jérôme Simian. De quoi boucler une belle soirée pour la Française, qui en plus des minima, repart de Lyon avec la prime de la meilleure performance du jour.

Lavillenie et Tavernier en forme
A Chorzow en Pologne, le Française Renaud Lavillenie s’est imposé avec 5,91 m après un concours retardé par un orage. Dans le même meeting, Alexandra Tavernier a envoyé son marteau à 74,09 m (4e). Plus au Sud, les spécialistes du 800 m s’étaient donnés rendez-vous à Huelva. Chez les femmes, Rénelle Lamote a terminé troisième en 2’00’’96 devant Clarisse Moh (7e en 2’02’’72). Alors que chez les hommes après s’être classé 4e en 1’46’’46, le champion du monde Pierre-Ambroise Bosse a été disqualifié pour avoir posé un pied à l’intérieur de la piste.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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