Ludovic Payen

Ludovic Payen a remporté le 110 m haies du meeting national de Cergy-Pontoise.

 

Les deux internationaux français ont fait respecter leur rang ce soir à Cergy-Pontoise avec un succès sur le 110 m haies, alors que Ninon Guillon-Romarin s’est attaquée au record de France du saut à la perche.

Il ne fallait pas arriver en retard ce soir au meeting national de Cergy-Pontoise si on ne voulait pas manquer la sortie de Ludovic Payen en début de programme, après ses minima réalisés mercredi au meeting de Bonneuil-sur-Marne (13’’38). Et d’entrée en série, il répondait présent avec un beau succès en 13’’49 (+2,4) devant Benjamin Sedecias (13’’60) et Junior Effa Effa (13’’85).

Payen a réussi sa semaine

C’est d’ailleurs le même trio qu’on retrouvait en finale et c’est encore Payen qui s’imposait pour la deuxième fois de sa semaine sur un meeting national en 13’’62 (+1,1), bien poussé par Sedecias (2e en 13’’65). « Ca fait toujours beaucoup d’émotions de faire les minima, de battre son record personnel et de gagner une course, expliquait-il. Avec la petite expérience que j’ai, j’ai appris à gérer ce genre de configuration. Je pense avoir bien digéré. J’avais à cœur de bien finir ma semaine avec deux bons chronos. Benjamin m’a poussé en finale. Ca m’a permis de courir avec de la concurrence. »

Et alors que Awa Sene et Coralie Comte faisaient fortement descendre leur record personnel sur le 100 m haies (13’’11 et 13’’16, +1,6) pour se positionner comme des candidates au podium pour les prochains Championnats de France Elite, il fallait se tourner vers le sautoir à la perche pour la grosse performance de la soirée.

Guillon-Romarin la casse-cou

A domicile, Ninon Guillon-Romarin s’est rappelé à son bon hiver en s’attaquant à nouveau à un record de France (4,72 m). Dans un concours effectué en duo avec les garçons, la Française n’a pourtant pas passé une soirée facile. Après avoir effacé 4,55 m au 3e essai, la recordwoman de France est retombée sur la barre à 4,65 m au 1er essai, brisant cette dernière et se laissant probablement un bel hématome dans le dos.

Mais il en fallait plus ce soir pour l’arrêter. Après avoir franchi 4,65 m à son deuxième essai (record personnel en plein air), Guillon-Romarin demandait une barre à 4,75 m – et non 4,73 m – afin de décrocher le record de France et faire gagner son duo qu’elle partageait ce soir avec son frère Gauvain. Mais malgré deux belles tentatives, la Française en restait là. « Quand on tente des nouveaux trucs on a tendance à faire des belles gamelles, souriait celle qui a également pris la barre dans la bouche sur son dernier saut. Je suis vraiment contente. Ca fait quelques semaines que je sens que je suis en forme mais tout ne se mettait pas en place au bon moment. Il faut réussir à retrouver des repères. C’est en tentant des barres hautes que je prends des repères. A 4,75 m, j’ai pris une perche que je n’avais jamais prise. Physiquement je suis plus forte donc il me faut que je me lache. Je suis réellement capable de passer ses barres là. Je vais chercher des nouveaux trucs. C’est super positif. »

Chapelle en manque de repères

Du côté de Axel Chapelle, le positif était ailleurs. Blessé au dos il y a un mois, l’international renouait ce soir avec la compétition, après avoir repris la perche depuis une petite semaine. Et évidemment, il n’y a pas eu de miracle pour le Français, deuxième (victoire pour le Belge Art avec 5,65 m) avec 5,35 m, après trois échecs à 5,55 m. « Ce n’est pas ce que j’espérais, regrettait-il. C’est dommage car je fais une bonne rentrée dans le concours. Mais à 5,55 m, au premier saut, je n’avais pas les bons poteaux. Ensuite, j’essaie de faire les bons réglages mais c’est compliqué. Mais je suis content de sauter sans avoir mal. Je manque d’entrainement et de repères. Je ne peux pas encore sauter haut. »

Des repères qu’étaient venus chercher une grande partie des sprinteurs franciliens. Sur 400 m, l’international Mamoudou Elimane Hanne s’est imposé en 46’’25. « J’ai eu un début de saison compliquée, lâchait Hanne. Je sors d’une pubalgie. Maintenant il faut que je trouve le rythme mais je suis confiant. J’ai bossé dur cette année et je sais que ça va payer. » Une analyse qui pouvait également des reporter à Elea Mariama Diarra, deuxième du 400 m en 53’’04.

Enfin, alors que Harold Correa a retrouvé la compétition avec un saut à 16,46 m (vent nul) au triple saut, on notera les succès sur 100 m de Dylan Rigot (10’’38, +2,0) et de Jennifer Galais sur 200 m en 23’’21 (+1,6, juste devant Estelle Raffaï en 23’’24). Des sprinteurs qui comme l’avait annoncé l’organisation, ont pu profiter du vent (qui était dans le sens classique de la ligne droite).

Un vent qui n’a pas empêché le Nordiste Romain Heschentier de s’imposer sur le 3 000 m steeple en 8’54’’19, signant la fin de cette belle soirée d’athlétisme.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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