Simon Krauss

Simon Krauss a réalisé les minima pour les Mondiaux en salle sur 60 m haies.

Dans un meeting où le sprint s’est emballé, c’est le Français Simon Krauss qui a sorti son épingle du jeu en réalisant les minima pour les Mondiaux de Birmingham sur 60 m haies, alors que sur le 60 m, Orlann Ombissa-Dzangue a battu son record.

Chaque année, le 1 500 m du meeting du DAC Reims, ou Meeting des Sacres, doit jouer le rôle de bouquet final. L’année dernière, Sofiane Selmouni avait d’ailleurs réussi un gros coup en réalisant les minima pour les Championnats d’Europe en salle (voir article).

Abandon pour Selmouni

Mais cette fois, ce ne sont pas les épreuves de demi-fond qui ont marqué le meeting rémois. Comme à Val-de-Reuil, le champion de France Elite a en effet bâché après 1 100 m de course, laissant ses adversaires jouer sans lui. Et malgré la belle densité et l’attaque au 450 m du local Tarik Moukrime, les chronos ne se sont pas affolés avec une victoire pour le Marocain Rabii Doukkana en 3’41’’99 devant Salim Keddar en 3’42’’22, alors que le steepleur Djilali Bedrani terminait première tricolore (6e en 3’45’’88). « J’ai chopé une vilaine grippe qui m’a laissé une semaine au lit au début du mois de janvier, regrettait Selmouni. Je pense que j’ai voulu revenir trop vite et là, ça ne ment pas. »

Dégoûté de son niveau, Selmouni réfléchit d’ailleurs à couper sa saison. Chose que ne va absolument pas faire Simon Krauss. Le champion d’Europe espoirs 2013 du 110 m haies a frappé un grand coup dès les séries en cassant la ligne en 7’’63 sur 60 m haies, minima pour les Mondiaux de Birmingham en poche (7’’65).

Krauss manque sa finale

Une performance d’entrée qui promettait une belle finale. Mais, dans la foulée de l’énorme Américain Jarret Eaton (victoire en 7’’47), Krauss a bafouillé sa dernière haie, laissant filer un très gros chrono (3e en 7’’71, dans le même temps que Benjamin Sédécias). « Je savais que si je n’étais pas loin de Eaton à l’arrivée, le chrono allait être bon, regrettait Krauss. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Peut-être un peu trop de pression ou trop d’envie. Mais l’objectif est rempli avec les minima même s’il y a un sentiment de déception. »

L’objectif était également rempli sur le 60 m plat pour Orlann Ombissa-Dzangue. Autour de son record effectué à Val-de-Reuil lors du premier tour (7’’33), l’athlète de la SCO Sainte Marguerite a accéléré en demie (7’’26) puis en finale (7’’22) pour terminer deuxième derrière la fusée Marie Josée Ta Lou (7’’19 en finale mais 7’’13 en demie) et devant l’internationale Stella Akakpo (3e en 7’’33, 7’’32 en séries). « Je suis contente, lâchait Ombissa-Dzangue, seulement à deux centièmes des minima pour les Championnats du monde en salle. Mais chaque chose en son temps. J’ai confiance en mon travail. La saison est encore longue donc les minima vont venir. »

Chute pour Cynthia Anaïs

Et alors que l’Ivoirien Cissé a imité sa compatriote Ta Lou en remportant le 60 m hommes (6’’57) devant le Français Guy-Elphege Anouman (6’’68), on notera la nouvelle belle sortie de Thomas Jordier. Auteur de deux courses sous les 48’’ ce week-end, le Francilien a de nouveau réalisé un chrono de cet acabit (47’’68) pour remporter la série 2. Des 400 m qui ont d’ailleurs retardé tout le meeting à la suite de plusieurs discussions liées à la mise en place des séries.

Des discussions qu’il n’y a pas eu sur le 800 m. Après un départ en ligne, la bagarre a été belle chez les hommes avec le succès du Hollandais Thijmen Kupers (1’48’’75) en tête dès la fin du travail du lièvre Romain Séverin. Derrière, les Français se sont accrochés, et c’est Benjamin Robert qui a tiré son épingle du jeu en prenant la troisième place en 1’49’’51, juste devant Thibaut Dambricourt (1’49’’58). « Je ne m’attendais pas à un départ en ligne, regrettait Robert qui repartait avec une belle entaille au genou. Ce n’était pas facile mais j’ai réussi à réagir sur la fin, même si je reste déçu. »

Une déception qu’a dû évidemment ressentir Cynthia Anaïs. En tête dans la dernière ligne droite du 800 m féminin, l’athlète de Saint-Denis Emotion a chuté à quelques mètres de la ligne, laissant la Polonaise Ennaoui s’imposer en 2’03’’81, alors que c’est finalement Charlotte Mouchet qui prenait la deuxième place (2’04’’79).

Une chute sur cette belle piste Mundo qui a, cette année, plus souri aux sprinteurs qu’aux demi-fondeurs.

Ta Lou a failli louper le meeting
La double vice-championne du monde du 100 et 200 m Marie-Josée Ta Lou a failli ne jamais être au meeting national des Sacres. En effet, l’Ivoirienne a pris le train en début d’après-midi de Paris vers Reims. Mais la sprinteuse s’est endormie et s’est réveillée à Metz… Juste le temps de reprendre un autre train et elle est arrivée juste pour participer au meeting et s’imposer sur le 60 m.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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