François Barrer

François Barrer (ici lors de son titre de champion de France en 2017) sera au départ du 10 000 m ce mardi aux Europe de Berlin.

 

Victime d’une fracture de fatigue au pied droit au début du mois de juin, François Barrer sera au départ ce mardi du 10 000 m des Championnats d’Europe après une course contre la montre. Entretien.

Sa dernière compétition remontant au 26 mai (13’52’’19 sur 5 000 m à Oordegem), on n’aurait pu penser que François Barrer faisait le choix de se préparer pour arriver en pleine possession de ses moyens à Berlin. Mais quelques jours après sa sortie belge, l’international a, au contraire, été stoppé par une fracture de fatigue au calcaneum du pied droit. « Je me suis blessé au début du mois de juin. Juste après Oordegem, j’ai senti que j’avais la cheville bloquée et ça s’est dégradé lors d’une spé. J’ai dû couper la course à pied pendant trois semaines et j’ai compensé avec du vélo et de l’aquajogging. »

Reprise de l’entrainement au mois de juillet

A la fin du mois de juin, le Rémois reprend donc la course en vue de son stage terminal à Font-Romeu. Mais une fois en altitude, une autre douleur le stoppe encore. « Avant d’aller à Font-Romeu, ç’allait bien. Mais là-bas au bout de quatre, cinq jours, j’ai eu une inflammation au niveau du coup de pied (à droite). J’avais dû peut-être compensé, ça m’a encore handicapé pendant une semaine. Mais depuis deux semaines, notamment grâce à un bon travail médical (kiné + mésothérapie), je suis sur une pente ascendante. »

Juste le temps de placer deux séances test même si évidemment le timing n’est pas idéal avant un grand rendez-vous. « J’ai repris la course au début du mois de juillet. Ce n’est pas idéal. C’est arrivé vraiment à la limite au niveau du timing. Si cela avait été un peu plus tard, j’aurais sûrement déclaré forfait. D’ailleurs, même là, à Font-Romeu, il y a eu une période où je n’étais pas serein. Je me demandais si je n’allais pas arrêter ma saison. Je ne prenais pas de plaisir, j’en avais marre. Mais finalement je suis là et ça va ! »

Confiant malgré tout

Surtout qu’avant ce contretemps, le protégé de Farouk Madaci à Reims avait surpris son monde en claquant un 27’55’’95 sur 10 000 m à Palo Alto au début du mois de mai confirmant sa montée en puissance au plus haut niveau. « Lors du stage à Mammoth Lake, j’avais le pressentiment que j’allais faire moins de 28’. J’avais tellement envie de faire un gros chrono. On prend beaucoup de plaisir quand tout marche et qu’on est sur une ligne ascendante. Depuis que je suis arrivé avec Farouk, je prends du plaisir à aller m’entrainer. »

Un plaisir un peu gâché par la blessure, mais finalement retrouvé à quelques jours du rendez-vous de l’année. « J’ai terminé la préparation par deux bonnes séances, avoue-t-il. Je n’étais pas confiant, pas serein, mais là sur la dernière séance, je suis même un peu mieux que l’année dernière. »

De quoi penser, pourquoi pas, à une médaille – tout comme les deux autres Bleus engagés Morhad Amdouni et Florian Carvalho – dans une course très ouverte. « Je suis un peu dans l’incertitude. J’aurais tendance à penser que ça va être tactique en courant autour des 29’. Mais j’ai l’impression que certains vont durcir la course. Je n’arrive pas à savoir. Moi j’ai ma préférence. »

Une course avec un train moyen et un gros finish serait à son goût. Réponse demain soir aux alentours de 20h50.

 

Un 5 000 m bondé !
C’était l’une des grosses questions de ce début de Championnats d’Europe. Avec plus d’une trentaine d’athlètes inscrits sur le 5 000 m prévu samedi 11 août, l’organisation hésitait à ajouter des séries. Mais finalement, malgré 28 athlètes confirmés, c’est bien une finale directe qui sera lancée avec notamment les Français Mahiedine Mekhissi, Florian Carvalho et Morhad Amdouni, si ces derniers ont évidemment bien récupéré de leurs épreuves respectives (steeple pour Mekhissi et 10 000 m pour Amdouni et Carvalho). Autant dire qu’il risque d’y avoir des bouchons sur la piste du stade olympique de Berlin.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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