Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie a terminé cinquième de la finale de la Diamond League de Bruxelles.

 

Qualifiés pour la finale de la Diamond League, Renaud Lavillenie et Pascal Martinot-Lagarde n’ont pas pu décrocher les diamants de la compétition internationale.

Pourtant habitué à collectionner les diamants depuis le début de sa carrière (7 Diamond League), Renaud Lavillenie n’a pas réussi ce soir à en ajouter un à sa collection. Dans un concours digne d’une finale olympique, le Français a paru émoussé – tout comme la plupart de ses adversaires – par une longue saison.

Beaucoup de casses à la perche

Déjà contraint de franchir 5,53 m à sa deuxième tentative, le recordman du monde a également passé 5,73 m au deuxième essai, avant de terminer sa soirée sur 5,83 m (5e avec 5,73 m). A côté de lui, les Européens peinaient également (Duplantis 7e avec 5,68 m, Lisek 4e avec 5,78 m), mise à part le Russe Morgunov (vainqueur à 5,93 m) qui prolongeait le plaisir avec les Américains du Nord Kendricks (2e avec 5,88 m) et Barber (3e avec 5,83 m).

Mais comme depuis plusieurs concours, Lavillenie savourait le fait d’être simplement sur un stade d’athlé en pouvant sauter et c’est déjà beaucoup à la vue de ce concours qui a vu l’Australien Marschall sortir sur blessure, après une chute en dehors du tapis et le champion olympique Braz se faire peur après un bris de perche en plein saut. « Le plus important pour moi était à Berlin, lâchait Lavillenie. Les compétitions de fin de saison après un championnat sont toujours compliquées. J’ai galéré toute la saison avec des problèmes physiques. Mais je me bats sur chaque compétition. Je suis sur mes deux jambes et je prends du plaisir à sauter. »

Martinot-Lagarde s’en contentera

Un maintien en bonne santé que tente également de prolonger Pascal Martinot-Lagarde. Ex-vainqueur de la Diamond League (2014), le tout récent champion d’Europe a été réglé par son dauphin de Berlin Shubenkov (12’’97, -0,1), terminant quatrième du 110 m haies après une grosse faute (4e en 13’’36). « J’avais envie de suivre le wagon de tête, je n’ai pas peur des chronos sous les 13’’, lâchait-il. J’ai fait un gros départ, une bonne mise en action mais je tape fort une haie, qui casse ma course. Ce sont les haies, un faux appui et ça casse une course. »

Mais pour l’heure, malgré des douleurs, le Français est toujours sur pied avant d’attaquer la fin de sa saison (Berlin le 2 septembre, Zagreb le 4, Ostrava le 9, Decastar le 16). « J’ai eu une inflammation au pied là où j’ai eu ma facture juste avant Rovereto. Je m’étais dit que si je ressentais quelque chose à l’échauffement je n’irais pas courir. Mais j’ai mis des jours de récupération après Rovereto et ç’a été aujourd’hui. Peu importe la finale de la Diamand League, cette année j’ai ramené l’or à la maison sur un grand championnat en plein air. »

C’est ce qu’on retiendra, en oubliant vite Bruxelles.

C’est allé vite à Bruxelles
Alors que les Français sont restés en retrait, de nombreuses performances de très haut vol ont été réalisées ce soir à Bruxelles. Sur 5 000 m, Selomon Barega a battu la meilleure performance de la saison sur 5 000 m en 12’43’’02 (8 athlètes en moins de 13′) tout comme Christian Coleman sur 100 m (9’’79, -0,3). On retiendra également la belle victoire de la Britannique Laura Muir sur 1 500 m (3’58’’49).

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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