Clémence Calvin

Clémence Calvin a terminé deuxième des Championnats d’Europe pour son premier marathon.

 

Pour le premier marathon de sa carrière, Clémence Calvin a frappé un grand coup en décrochant la médaille d’argent des Championnats d’Europe tout en devenant la deuxième meilleure performeuse française de l’histoire. Bluffant !

Voilà une entrée fracassante dans le monde du marathon ! En devenant vice-championne d’Europe en 2h26’28, à quelques encablures du titre, pour sa première sur la distance, Clémence Calvin a réalisé l’un des plus gros exploits du fond français.

Une course parfaitement maitrisée

Déjà vice-championne d’Europe du 10 000 m il y a quatre ans, la Française a réussi sa mue en quelques mois, devenant d’entrée une marathonienne qui compte (2e performeuse française de tous les temps).

D’ailleurs, à la vue de sa course du jour, on avait l’impression qu’elle avait toujours fait du marathon. D’entrée dans le peloton de tête, la Française est toujours restée bien placée, laissant les filles disparaître les unes après les autres, sur l’allure de la Biélorusse Mazuronak.

Après un passage en 1h14 au semi-marathon, le groupe de tête devenait dans un premier temps un trio au 25e km, avec en plus de Mazuronak, Calvin et Vrabcova-Nyvltova. Avant que Damantsevich ne complète la troupe.

Forte dans la tête

A ce moment-là, la Française semblait peiner, surtout que le soleil tapait déjà fort sur Berlin mais elle pouvait compter sur le soutien de son compagnon et entraineur Samir Dahmani présent à côté d’elle à vélo. « A un moment j’ai senti mon cœur s’accélérer. J’ai essayé de me calmer en pensant à des choses positives. Samir m’a dit de rester là et d’attendre le 40e km si jamais j’avais les jambes. Mais à ce moment-là je n’étais pas bien. »

« Pas bien » mais hargneuse, surtout que le podium se dessinait avec le recul de Damantsevich sous l’accélération de la Française. « Je me suis accrochée car je me suis dit que c’était dur pour tout le monde. »

Mazuronak était trop forte

Et même si la Biélorusse Mazuronak perdait quelques mètres à l’entame de la dernière ligne droit en loupant un virage, elle était définitivement trop forte pour Calvin qui, au terme d’une longue ligne droite, bouclait son premier marathon avec une médaille d’argent et un chrono de niveau mondial. « Sur la fin j’ai voulu faire parler mon finish mais ç’a n’a pas été suffisant. Je suis tombée sur plus forte que moi aujourd’hui. » « Je ne suis pas surpris car c’est sur les allures de ce qu’elle fait à l’entrainement, expliquait de son côté Samir Dahmani. Mais elle m’a épaté par son état d’esprit et sa sérénité après le 30e. »

De quoi annoncer de très beaux jours sur la distance. « Ca me conforte dans mon idée de faire du marathon pour les JO. Ce n’était pas une idée d’illuminée. S’il y a une chose que j’ai appris sur moi aujourd’hui, c’est que je suis désormais marathonienne. »

Une marathonienne vice-championne d’Europe et qui a dorénavant un grand boulevard qui s’ouvre devant elle.

Les hommes dans le dur
Partis pour une médaille par équipes, les hommes sont tombés sur plus fort qu’eux. Prétendant au podium mais malade depuis trois jours (ganglions et maux de ventre), Hassan Chahdi a abandonné après le semi-marathon. Et comme à Zurich il y a quatre an, c’est Abdellatif Meftah qui a terminé premier Français (30e en 2h19’23) devant Yohan Durand (31e en 2h19’33),  Benjamin Malaty (39e en 2h20’19) et Jean-Damascène Habarurema (54e en 2h27’36). « On était bien jusqu’au semi, expliquait Malaty. Mais quand ça accélère, on n’a rien pu faire. Je suis déçu pour le marathon français. »

Pour contribuer financièrement à Track and Life, rendez-vous sur www.patreon.com/trackandlife et cliquez sur « Become a Patron »
Patreon Track and Life

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment