Rénelle Lamote

Rénelle Lamote a parfaitement géré sa demi-finale du 800 m.

 

Impressionnante de facilité en demi-finale, la Française se présentera vendredi soir avec la pancarte de favorite dans le dos en finale du 800 m. A 24 ans et après deux saisons galères, la vice-championne d’Europe 2016 semble prête à aller chercher son premier titre international.

En voilà une qui n’a pas caché son jeu ! Ce soir, dans un stade olympique de Berlin prêt à vibrer pour le discobole Robert Harting, Rénelle Lamote a fait impression. En tête des bilans européens après une saison bien menée, la Française a marqué son territoire en dominant la deuxième demi-finale du 800 m.

En tête de bout en bout

Partie d’entrée aux avant-postes, elle prenait les commandes de la course pour ne plus les lâcher, se payant un nouveau chrono sous les 2’ (le 12e de sa carrière) en 1’59’’44. Facile. « Je suis très satisfaite de ma course, lâchait la Française à peine émoussée par ses deux tours de piste. Mon coach m’avait dit d’impressionner en demi-finale, de montrer qui était la patronne. J’ai l’habitude de m’entrainer sur des allures en dessous de 2 minutes, donc pour moi c’est plus fluide, plus économe de courir comme cela. »

Surtout, Lamote semble avoir appris à gérer ses schémas de course, restant aux aguets comme en séries ou en tirant toute la caravane comme ce soir. « Il y a deux ans j’en avais trop mis en séries et en demi-finale et je n’étais pas à 100% en finale (elle avait terminé 2e en finale alors qu’elle avait le meilleur temps). Les courses cette saison avec Semenya m’ont appris à gérer l’effort : être patiente, accepter d’être derrière. Je ne savais pas vraiment faire avant. J’ai changé : je ne suis plus sur mes anciens schémas, j’arrive à reproduire de nouvelles choses. »

Quelle tactique pour la finale ?

Et à la vue des demi-finales de ce soir, la protégée de Thierry Choffin à Fontainebleau fait clairement office d’épouvantail pour l’or continental. Mais loin d’elle l’idée d’être déjà arrivée. « En finale, je ne pense pas que mon coach me conseillera de courir comme cela, c’est dangereux, et je ne sais pas si je suis capable de gagner de cette façon. »

Gagner vendredi, quelque soit la manière, suffira à son bonheur, elle qui a été écartée des pistes depuis 2016 à cause de multiples blessures (voir article). Maintenant, une finale reste une finale, où tout le monde peut gagner. Mais avec ce que l’on a vu depuis le début de ces Championnats, Rénelle Lamote semble assez mûre pour le faire.

Le kiff de Ruben Gado
Auteurs d’un zéro en longueur comme Kevin Mayer, Romain Martin et Ruben Gado ont fini ce soir leurs dix travaux. Respectivement 18e (7 022 pts) et 17e (7 137 pts),  ils ont pu conclure leur 1 500 m dans un stade incandescent avec la victoire du locale Abele. Porté par le public Ruben Gado se faisait même le kiff de franchir la ligne d’arrivée en tête en 4’21’’49. Pour le reste, les finales n’ont pas souri aux Français ce soir. Au disque, Lolassonn Djouhan s’est classé 10e avec 61,89 m, sur 10 000 m, Sophie Duarte a pris la 16e place en 33’56’’57,  alors que les sauteurs en longueur Guillaume Victorin et Kafétien Gomis se sont classés respectivement 9e (7,84 m, +0,3) et 10e (7,84 m, -0,1).

Tous les résultats.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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