Aymeric Lusine

Aymeric Lusine sera en lice ce soir au meeting national de Poitiers.

 

Ce soir au meeting national de Poitiers, Aymeric Lusine fera sa rentrée sur 800 m après une longue préparation et deux 400 m courus aux Interclubs (meilleur temps en 48’’92). Auteur de son record personnel l’année dernière au même endroit (1’46’’08), le Français espère une nouvelle fois affoler le chrono dans une course montée autour de lui. Cependant, contrairement à la saison passée, Lusine et son entraineur Gérard Lacroix ont retardé le pic de forme de l’athlète, avec les Championnats d’Europe de Berlin dans le viseur. Interview.

– Aymeric comment vous sentez-vous avant de lancer votre saison au meeting national de Poitiers?

« Tant que la rentrée n’a pas été faite je suis encore sur mes gardes. On a décidé de rentrer plus tard en se basant sur la saison dernière. En 2017, on a dû faire monter la forme relativement tôt car on ne savait pas si j’étais en mesure de faire les minima (pour les Championnats d’Europe espoirs). Là, cette année, vue que les Championnats d’Europe ont lieu plus tard, la préparation s’est faite en fonction de ça. Je commence à me sentir de mieux en mieux. Donc ça peut passer comme ça peut ne pas passer. On va d’abord prendre des marques pour la suite de la saison tout en essayant de faire une performance assez correcte pour pouvoir rentrer dans de bonnes courses derrière.

« Je pensais avoir fait mes preuves l’année dernière »

– Les Championnats d’Europe de Berlin sont votre objectif (minima à 1’45’’60) ?

Oui les Europe c’est l’objectif. Là, je n’ai pas été pris pour les Jeux Méditerranéens, alors que sur le papier j’ai un meilleur chrono (les minima étaient à réaliser depuis le 1 juin 2017). Je pensais avoir fait mes preuves l’année dernière. Visiblement, il faut que je les refasse cette année. Ce n’est pas grave, je vais m’organiser autrement. L’objectif principal est de faire les vraies sélections chez les seniors. Mais il faudra se qualifier et gérer le championnat derrière. Pas comme l’année dernière où je m’étais juste qualifié sans assurer (il avait été éliminé en série des Europe espoirs). Je veux corriger les erreurs de l’année dernière.

– On ne vous a pas beaucoup vu depuis l’été dernier, comment avez-vous préparé cette saison 2018 ?

Comme d’habitude, en saison hivernale je ne suis pas top donc on n’a rien tenté. Surtout que j’ai eu des petits soucis physiques (aponévrose plantaire) donc je ne voulais pas forcer pour faire des compétitions. Je voulais m’économiser un maximum pour l’été. Et ensuite en avril, je me suis préparé en altitude avec Felix Bour et Mohamed Moussaoui à Ifrane. J’ai l’habitude de partir en altitude donc j’ai privilégié ça au stage fédéral à Valence. Je n’ai pas eu de soucis physiques. Je n’étais pas au top. J’avais un peu de doutes. Je me suis rassuré au fur et à mesure sur les séances. Et maintenant, il faut que je me rassure en compétition.

« On est en décalage au niveau de la préparation »

– Les deux 400 m que vous avez courus vous ont donné des informations sur votre niveau actuel ?

Les deux 400 m je les ai faits en retour de stage donc ce n’est pas très significatif. Cette année on a mis l’accent sur le côté aérobie. Je suis un peu moins bon en vitesse actuellement et un peu moins en forme. Mais c’est normal, on est en décalage au niveau de la préparation pour être en forme plus tard.

– Ce soir vous courez chez vous à Poitiers, vous devez avoir hâte d’en découdre.

L’année dernière, ça s’est bien passé. Il y avait du beau monde ! On va voir ce que ça donne cette année. On m’a annoncé des Kenyans qui vont courir à un bon niveau. Si la course est bien emmenée et qu’on court comme il faut, ça devrait le faire !

– Comment va s’articuler la suite de votre saison ?

La suite de la saison va dépendre de ma course de Poitiers car l’idéal serait que je puisse rentrer par la suite sur des meetings avec un niveau au-dessus du mien. C’est un peu le combat de chaque année. C’est plus facile de faire un chrono quand les mecs courent plus vite que toi. »

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