Kenyans

Les athlètes kenyans ont connu de nombreux problèmes d’organisation lors des JO de Rio (photo : Bett vainqueur du 800 m des Championnats du monde juniors).

 

Selon un rapport commandé par les autorités kenyanes au lendemain des JO de Rio, de gros dysfonctionnements ont eu lieu au sein de la délégation kenyane d’athlétisme lors de la préparation olympique. Des problèmes qui n’ont pas empêché les athlètes des hauts plateaux de briller au Brésil, terminant deuxième nation au tableau des médailles derrière les Etats-Unis.

D’après un rapport diligenté par les autorités kenyanes et relayé par l’agence Associated Press et le site FrancsJeux.com, un grand n’importe quoi a sévi lors de la préparation des Jeux olympiques au sein de la délégation kenyane d’athlétisme. Vainqueurs de treize médailles dont six en or à Rio, les athlètes Kenyans ont eu bien du mérite pour réussir de tels exploits. Comme quoi, pour performer, on n’est pas obligés d’être logés dans les meilleurs hôtels et de posséder les meilleurs équipements. En tous cas, les athlètes kenyans savent passer outre.

Un centre d’entrainement médiocre

En effet, selon ce rapport de nombreux dysfonctionnements ont eu lieu. Peu surprenant, dans un premier temps, l’argent alloué par l’état et les sponsors pour la préparation des équipes (5,5 millions d’euros) n’est arrivé que partiellement dans les mains des sportifs. Tout comme les primes devant revenir aux champions du monde Asbel Kiprop (1 500 m), Ezekiel Kemboi (3 000 m steeple) et Julius Yego (javelot), qui n’ont jamais été versées en totalité à leurs propriétaires.

D’ailleurs, le lanceur de javelot Yego a dû payer de sa poche son accès à une salle de musculation puisque celle présente dans le centre olympique choisi par le Kenya ne possédait pas tout le matériel requis. Un centre d’entrainement qui n’en avait que le nom avec son aire de lancer de javelot trop courte et son gymnase exigu.

Pas de chaussures pour les marcheurs

Fonds mal utilisés mais également équipements détournés. Plusieurs dirigeants de la délégation se sont en effet allègrement servis dans le matériel envoyé par la marque Nike, sponsor officiel de la délégation kenyane. A tel point, que les marcheurs kenyans ont participé à leur épreuve olympique avec des chaussures d’emprunt, les leurs étant introuvables.

Ironie de l’histoire, un comité avait été formé au sein de la fédération kenyane d’athlétisme pour le bon déroulement et le bon suivi de l’organisation olympique. Parti sur une base de dix réunions, ce comité ne s’est retrouvé que deux fois. Pour le résultat que l’on connaît.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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