Valentin Pépiot

Valentin Pépiot a terminé troisième du 3 000 m steeple des Championnats de France 2016 à Angers.

 

L’ex-international juniors a décidé de mettre un terme à sa carrière à seulement 25 ans, alors qu’il sortait d’une saison réussie avec deux médailles de bronze aux Championnats de France Elite et un chrono de niveau mondial sur 3 000 m steeple (8’30’’28).

Stoppé de nombreuses fois par des blessures alors qu’il semblait en mesure d’atteindre le très haut niveau, Valentin Pépiot a décidé d’arrêter sa carrière. Ironie de l’histoire, c’est après une belle saison 2016 et sans de gros pépins physiques, qu’il a pris cette décision. « Ce n’est pas hier que je me suis dit : “j’arrête l’athlétisme”. J’y pensais déjà pendant la dernière saison. C’est aussi pour ça que j’ai poussé aussi fort. Parce qu’il y avait des risques que je ne reparte pas. J’y suis vraiment allé à 5 000 % ! »

Quatre médailles nationales en 2016

2016 restera en effet comme sa plus belle saison avec deux médailles décrochées lors des Championnats américains universitaires (2e sur 5 000 m et 3e sur 1 500 m) en mai, puis deux autres lors des Championnats de France Elite d’Angers en juin (3e du 5 000 m et du 3 000 m steeple), le tout conclu par un 8’30’’28 au meeting de Monaco. Une sortie monégasque qui restera donc la dernière. « J’ai envie de passer à autre chose. J’ai vraiment adoré plein de choses en 2016. C’était vraiment sympa de tutoyer le haut niveau. »

Un haut niveau avec lequel il flirte depuis ses années juniors, quand il avait décroché la cinquième place des Championnats d’Europe juniors sur 3 000 m steeple en 2009. En ajoutant deux titres de champion de France sur steeple (en juniors en 2010 et en espoirs en 2011) ainsi que deux autres sélections (championnats d’Europe de cross juniors en 2009 et 2010), sa carrière chez les jeunes a été assez riche avant que des blessures le freinent régulièrement. « Je suis fier de toutes ces fois où je suis revenu, de tous ces retours inattendus, lâche-t-il. J’ai eu dix blessures et dix fois je suis revenu. »

Un mental forgé aux Etats-Unis

Un temps passé sur 1 500 m (record de 3’40’’42 en 2014) puis sur 5 000 m (record en 13’57’’37 en 2016), Valentin Pépiot restera comme un coureur très complet, avec une qualité certaine pour le steeple. « C’est compliqué d’arrêter car on repense aux sélections, à tout ce qui nous a fait grandir. Mais ce qui m’a le plus marqué c’est mon record au 1 000 m (2’21’’15 en 2014). C’est le plus sentimental pour moi. »

Son expérience américaine pendant deux ans, lui aura laissé également des armes pour la piste mais aussi pour sa vie future. « J’ai vraiment passé des caps mentaux aux Etats-Unis. Je suis content de cette épopée mentale. On part d’un gars qui tombait sur les courses (il a été victime de plusieurs chutes sur 3 000 m steeple) à un autre, qui a fait quatre podiums nationaux en une saison. »

« Pas assez costaud dans la tête pour continuer »

Une belle progression qu’il a néanmoins décidé de stopper. « C’est vrai que j’arrête juste avant d’atteindre le très haut niveau. Mais je préfère arrêter là que d’être déçu après. 25 ans, c’est parfait pour arrêter. Je prends de toute façon plus de plaisir à regarder les courses internationales des juniors et des espoirs car je vois de l’énergie et de l’envie. Au niveau seniors, j’ai été observateur. C’est une autre dynamique. C’est plus pro, plus difficile. J’admets ne pas être assez costaud dans la tête pour continuer. »

Et alors qu’il préfère garder pour lui de quoi sera fait son avenir, Valentin Pépiot peut se targuer d’être devenu plus rapide que son frère jumeaux Tanguy, également international (juniors et espoirs), qui avait arrêté sa carrière en 2015 avec un meilleur chrono de 8’33’’42 sur 3 000 m steeple (2012).

Une autre bonne raison d’arrêter.

Retrouvez notre article sur l’aventure américaine de Valentin Pépiot.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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