Valentin Lavillenie

Malgré parfois quelques frayeurs, Valentin Lavillenie garde toujours le sourire cette saison sur les sautoirs.

 

Très constant cette saison, Valentin Lavillenie, le petit frère de Renaud, champion olympique en titre du saut à la perche, arrive aux Championnats de France Elite avec la deuxième meilleure performance française (5,71 m). Mais pas de quoi bouleverser celui qui semble avoir pris une nouvelle dimension cette saison (il a franchi sept fois 5,60 m ou plus cet été sur huit concours).

– Track and Life : Valentin, vous sortez d’un meeting de Nancy réussi (2e avec 5,65 m). Comment vous sentez-vous ?

« Nancy (14 juin) concluait mon dernier enchaînement de meetings (avec Prague le 6 juin et Zweibrucken le 12 juin). Tout va bien, je suis vraiment content. C’est ma meilleure saison depuis le début de ma carrière. A Nancy, encore une fois, j’ai fait ce que je voulais faire. Je commence à 5,45 m que je passe au premier essai, avant de faire l’impasse et de franchir 5,65 m également du premier coup. C’était une grosse impasse mine de rien. Mais au final c’était simple. Mon essai à 5,80 m (à Nancy, il a tenté deux fois 5,75 m avant de s’essayer à 5,80 m) n’était pas pourri. Mais je prends une rafale de vent au moment de l’impulsion. C’est un saut qu’il faut garder pour les France !

« Je ne me suis pas pris la tête une seule fois cette saison »

– Justement, le concours des Championnats de France aura lieu ce dimanche (15 heures). Comment l’appréhendez-vous ? N’êtes-vous pas stressé avec votre statut et votre place à défendre en vue des sélections internationales (ils sont quatre à avoir réalisé les minima pour les Europe) ?

Pourquoi j’aurais la pression ? J’ai fait deux fois 5,70 m et deux fois 5,65 m cette saison. Je ne me prends pas la tête parce qu’à chaque fois que je l’ai fait dans le passé, j’ai galéré. Je ne me suis pas pris la tête une seule fois cette saison. Maintenant, quand j’arrive sur les compétitions, je n’ai plus cette petite peur, cette appréhension.

« J’espère faire un podium avec Axel Chapelle »

– Depuis cet été, vous vous êtes rapprochés d’Axel Chapelle. Aviez-vous un besoin de côtoyer de nouveau des perchistes (il s’entraine depuis septembre avec François Juillard après avoir quitté le groupe de Philippe d’Encausse) ?

On a fait un bon bout de notre préparation ensemble avec Axel (La Réunion, Monaco). C’était vraiment sympa. On rigole bien ensemble. J’ai essayé de l’aider sur le plan technique et mental et il m’a apporté sa présence. Ca faisait du bien de ne pas être tout seul. Mais à chaque fois que je suis rentré sur Clermont, je n’étais pas triste. Mais c’est vrai que c’était cool ces petites sessions avec Axel. Et j’espère d’ailleurs faire un podium avec lui aux France et qu’on aille ensemble aux Europe. Il le mérite ! »

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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