Timothée Bommier

Timothée Bommier aimerait participer au prochain marathon de Berlin.

 

Deux mois après avoir battu son record personnel sur marathon à Dubaï (2h14’50), l’international Timothée Bommier est déjà tourné vers son prochain défi sur 42,195 km. Mais avant de préparer probablement le marathon de Berlin, prévu le 24 septembre prochain, le Clermontois pourrait s’aventurer sur de la course en montagne puisque cette pratique l’attire depuis des années. Interview.

– Timothée, comment allez-vous depuis le marathon de Dubaï (20 janvier 2017) ?

« A la base, je devais faire les Championnats de France de cross. Mais j’ai pris cher musculairement à Dubaï. C’était compliqué d’enchainer sur un cycle de trois semaines d’entrainement pour les cross. J’ai donc coupé trois semaines complètement. J’en avais besoin. En forçant, je risquais de me blesser. Là, ça fait un mois que je me réentraine et ça va plutôt bien. J’ai l’impression d’avoir bien récupéré. Mentalement, j’ai retrouvé l’envie.

« Les Europe de cross m’ont desservi même si c’est difficile de refuser une sélection »

– Quel bilan tirez-vous de cette compétition ?

Je fais un bilan mitigé de Dubaï. Sur le plan humain, c’a été une très belle expérience. Je ne regrette pas tout ce qui a été mis en place comme la levée de fonds. Mais, même si j’ai battu mon record (2h14’50 contre 2h15’38 à Paris en 2016), je voulais faire mieux (entre 2h12 et 2h13). Je l’avais annoncé (voir notre article). Donc je progresse mais c’est plus long que ce que j’aimerais. Je pense que je peux faire mieux. Je n’ai pas eu l’impression d’être dans un grand jour. Et j’avais également peut-être un peu sous-estimé les conditions climatiques (16 degrés au départ, 24 à l’arrivée).

– Qu’est-ce qui vous a manqué pour descendre encore plus le chrono ?

J’étais très bien sur le plan cardiaque mais mon travail musculaire n’a pas payé. Je pense que ce qui m’a desservi, c’est la préparation pour les Championnats d’Europe de cross (21e à Chia, le 11 décembre dernier). En pleine période de développement, fin novembre, début décembre, j’ai dû en garder un peu. Il m’a manqué un travail de renforcement et de volume que j’avais prévu et que j’ai mis de côté pour être frais aux Europe. Mais c’est difficile de refuser une sélection en équipe de France !

– La logistique n’a pas non plus été idéale à Dubaï, puisque jusqu’au dernier moment, vous avez dû gérer par exemple l’inscription de votre lièvre à la course.

Mentalement, j’ai effectivement perdu de l’influx même si ça reste une super aventure. La veille, je ne savais pas si mon lièvre allait pouvoir courir. Ce n’était pas optimal pour être serein. J’ai dû gérer plein de trucs que je ne gère pas d’habitude avant un marathon.

« J’espère faire un bon marathon à l’automne en me donnant les moyens de réussir »

– Justement, quand est prévu votre prochain marathon ?

Ce n’est pas encore officiel mais j’aimerais bien faire Berlin en septembre prochain (le 24). Il faut voir si j’arrive à y entrer. Sinon ça sera Francfort mais j’ai une préférence pour Berlin. Je ne le cache pas, l’idée est de faire baisser le chrono le plus possible. Et Berlin, il n’y a pas mieux pour ça !

– Quelles y seront vos ambitions ?

J’espère faire un bon marathon à l’automne en me donnant les moyens de réussir. Avec mon emploi du temps aménagé, je vais pouvoir me libérer les mois de juin, juillet et août pour me faire une préparation sérieuse même si ça sera une première de préparer un marathon l’été. L’idée est de le préparer avec Badre (Badredine Zioini). Je pense que ça sera son dernier grand défi.

« J’envisage éventuellement de faire les France de course en montagne »

– Avant cela, où allons-nous pouvoir vous suivre ?

Je pense peut-être courir les 15 km du Puy-en-Velay le 1er mai et ensuite faire de la piste pour aider mon club de Clermont-Ferrand pour les Interclubs et évidemment débrider un peu la machine. Je ne fais pas non plus une croix sur les Championnats de France de 10 000 m (29 avril à Pacé). Ca me permettrait peut-être de valider un cycle d’entrainement même si je pense que je n’y serai pas très en forme. Ensuite, un petit trip me dit bien !

– Quel est-il ?

J’envisage éventuellement de faire les Championnats de France de course en montagne (le 4 juin à Culoz). Je fais régulièrement la montée du Puy-de-Dôime (dont il a le record) et je grimpe plutôt bien. Donc ce n’est pas quelque chose que je dois forcément snober. Avec les qualités que je développe lors de mes footings nature autour des volcans et avec la caisse du marathon, je me dis que ça peut le faire. Cette année, il y a seulement la montée au programme des France (le programme alterne entre une seule montée ou une montée et une descente) donc pourquoi pas ? Et je pense également aux Europe.

– Vous pensez sérieusement à participer aux Championnats d’Europe de course en montagne (le 8 juillet à Kamnik en Slovénie) ?

Ca serait un peu fou mais finalement pas complètement, par rapport au marathon. Si je me qualifie, pourquoi ne pas les tenter, sans vraiment le préparer, même si je n’aime pas dire ça. C’est un truc que j’ai en tête depuis longtemps même si je n’ai jamais participé à un championnat. La course en montagne peut être une bonne préparation pour le marathon. Donc faire les Europe ne serait pas une si mauvaise idée. Il y a ce petit challenge. Mais je réfléchis ! »

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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