Thierry Guibault

Thierry Guibault en tête du peloton lors du cross d’Amiens, le 22 novembre dernier.


 

Multiple champion de France chez les Vétérans en 2015, Thierry Guibault livre à Track and Life ses ambitions pour la nouvelle saison.

Alors qu’il entame sa troisième année chez les vétérans (dorénavant nommée catégorie masters), Thierry Guibault n’est toujours pas rassasié. Vainqueur de tous les championnats de France (champion de France de cross, du 10 km et du semi-marathon) auxquels il a participé en 2015, l’athlète de l’Entente Oise Athlétisme (EOA) lorgne sur la saison 2016 avec appétit et toujours la même ambition. « Ca va être compliqué car on va m’attendre au tournant. Surtout que le niveau va encore monter d’un cran (arrivée de Loïc Letellier, et les présences entre autres de Mokhtar Benhari, Irba Lakhal et Driss El Himer). Mais dorénavant j’ai tout gagné. Je vais courir sans pression. »

Une légèreté qu’il n’avait peut-être pas en 2014 à l’orée de sa première saison chez les vétérans. Encore très compétitif chez les seniors (10e des France de cross 2012), il était annoncé comme celui qui allait tout rafler. Mais que ce soit aux France de cross (2e derrière Mokhtar Benhari au Pontet), sur 10 km (3e derrière Guylain Schmied et Mohamed Reziga à Valenciennes) ou semi-marathon (2e derrière Driss El Himer à Saint-Denis), le Cognaçais n’était pas revenu avec l’or autour du cou.

Depuis, Thierry Guibault a réunifié toutes les ceintures nationales (mis à part celle du marathon qui appartient à son collègue de club Guylain Schmied). « Lors des France de cross aux Mureaux j’ai décidé de faire le forcing, ce que je n’avais pas fait l’année précédente (battu au sprint par Mokhtar Benhari en 2014). Je m’impose de justesse au sprint. Cela reste mon plus beau souvenir car en plus on a gagné par équipe et j’étais sur le podium avec mon pote Guylain (Schmied 3e). » S’en suit un finish costaud pour s’imposer sur les France de 10 km (Aix-les-Bains) après une course très tactique et un semi-marathon plein de maitrise du côté de la Martinique pour accrocher une troisième médaille d’or.

« Je ne pense pas que je vieillis »

Une collection multipliée par deux avec les titres par équipe pour l’EOA en cross, au 10 km et une deuxième place au semi-marathon. « Les médailles par équipes ont vraiment un goût à part, glisse Guibault. C’est autre chose qu’un simple partage. On est devenus amis tous ensemble. Notre carrière est derrière nous mais cette émulation nous permet de rester motivés. »

Motivé, Thierry Guibault l’est toujours et ne compte pas laisser la place aux plus jeunes. « Je ne pense pas que je vieillis. Je me sens pareil que lors des dernières années. Je m’entraine moi-même depuis 2002. Je sais gérer mon entrainement avec des phases de repos. Je suis très à l’écoute de mon corps. Je ne pense pas encore à l’arrêt de ma carrière.»

Surtout qu’il s’est fixé un objectif un peu fou avant de raccrocher. « J’arrêterai quand j’aurais gagné dix fois le marathon du Médoc. Ca va être compliqué mais si je vois que je n’y arriverai pas, ce sera mon déclenchement pour passer à autre chose. »

Autre chose, ce sera peut-être un peu de trail et d’Ironman (triathlon longue distance). Mais avant, l’Isarien d’adoption compte bien profiter de cette prochaine saison avec ses amis de l’Entente Oise Athlétisme. « J’ai bien coupé après cette saison 2015 qui a été très longue (il a également participé au marathon de New-York en novembre). Maintenant j’ai repris l’entrainement avec envie. J’ai encore envie de gagner et je vais m’entrainer dur pour ça. »

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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