|| La Torche || 📍🏄🏻

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La pratique du surf ne cesse de prendre de la place dans les hobbies des athlètes de haut niveau où le plaisir de glisser se conjugue parfaitement avec un entretien physique et  une évasion mentale.

Pour Victor Coroller, le seul regret d’avoir réussi une très bonne saison (record personnel en 49’’30 et demi-finaliste mondial sur 400 m haies) est qu’il n’a pas pu se mettre à l’eau depuis un moment. « J’ai eu du mal à faire du surf cette année car j’étais vraiment focalisé sur ma saison d’athlétisme et les cours ont fini un peu plus tard, explique l’espoir français qui vit à Rennes et qui a ses habitudes sur les plages bretonnes de Quiberon et la Torche. Mon physique a fait que j’ai pu enchainer les courses cette année contrairement à l’année dernière où j’avais eu pas mal de week-ends de libres. « 

Renaud Lavillenie surfe depuis dix ans

Gêné par plusieurs pépins physiques en 2016, le spécialiste du 400 m haies avait enchainé quelques sessions dans l’eau, pour satisfaire une passion qu’il a découvert depuis quelques années. « C’est venu il y a cinq ans. On s’y est mis à trois avec mon frère et mon père. C’est quelque chose qu’on partage tous les trois. »

De plus en plus répandu sur les plages, le surf prend également ses quartiers dans les hobbies des athlètes. Après son titre de champion du monde du décathlon à Londres, Kevin Mayer a vite lancé qu’il irait se faire des sessions pendant ses vacances. Un autre fleuron de l’athlétisme français est d’ailleurs fan de la planche pleine de wax. Le recordman du monde Renaud Lavillenie pratique en effet ce sport depuis une dizaine d’années lors de ses vacances où même lors de ses stages que ce soit au Portugal ou à San Diego.

Surtout que le surf est un sport très complet où plaisir de la glisse se marie avec un bon travail physique. La rame et le mouvement de pompe pour se lever permettent de muscler les bras, le buste et le dos alors que la recherche de l’équilibre sur la planche et les manoeuvres développent le gainage, la puissance des jambes et la proprioception. Sans oublier l’essentiel, à savoir le plaisir et cette sensation de faire le vide dans sa tête face à l’océan. « Ca fait du bien de partir l’hiver, se mettre la tête sous l’eau, penser à autre chose », avoue Coroller. Ce n’est pas du tout la même approche qu’en athlétisme. C’est pour le plaisir. Ca fait du bien de pouvoir faire autre chose et de ne pas penser qu’à l’athlétisme. »

Kitesurf ou paddle run ?

Malheureusement pour ces athlètes accros à la glisse, le temps leur manque pour être sur le bon spot au bon moment. « Il faut savoir faire la part des choses quand on a un objectif en tête, tempère Coroller. On ne risque normalement pas de se blesser en faisant du surf mais ça reste contraignant que ce soit en temps ou en dépense physique. »

Le temps de voir un athlète rivaliser avec Kelly Slater ou John John Florence, les stars du circuit WSL n’est donc pas encore arrivé mais cela n’empêchera pas ces férus de continuer. « J’aimerais également découvrir autre chose comme le kitesurf », avance Victor Coroller.

Du kitesurf ou du Paddle Run, où ses qualités de coureur pourraient d’ailleurs lui permettre d’être compétitif.

Pour en savoir plus sur les bienfaits du surf.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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