A quelques jours du meeting Perche Elite Tour de Rouen, nous nous sommes rendus à l’INSEP pour suivre la dernière séance technique de Kévin Menaldo.

Le rendez-vous était donné ce mardi 24 janvier à l’INSEP, le « fief du sport français » comme l’aime le surnommer le DTN Ghani Yalouz. A quelques jours du meeting Perche Elite Tour de Rouen, Kévin Menaldo, le médaillé de bronze des Championnats d’Europe 2014, a au programme, une séance technique afin d’être dans les meilleures dispositions dans la Kinderana. A cette heure-là, l’enceinte parisienne est remplie de talents. D’un côté le groupe d’Olivier Vallaeys sous les caméras de Canal Plus pour Stella Akakpo, d’un autre, les sauteurs de Renaud Longuèvre,  Kafétien Gomis et Jean-Pierre Bertrand qui se testent en sprint et au milieu, le groupe des perchistes de Gérald Baudouin.

Musique à fond dans l’INSEP

Au côté de son compère d’entrainement, l’international juniors Pierre Cottin (record 5,35 m), Kévin Menaldo part pour quelques minutes de footing dans la grande hall chauffée avant, comme premier réflexe, d’installer son enceinte pour faire cracher les watts. DJ quand il n’est pas perchiste, Menaldo aime le son, voire le gros son, ce qui n’est pas au goût de son entraineur qui lui demande de baisser le volume. Et après quelques gammes et des premiers sauts de réglages, la séance peut vraiment débuter avec des dizaines de sauts sur 16 foulées.

Perdu sur ses premières courses, conclues par des sauts avortés, Kévin Menaldo trouve progressivement son rythme de croisière en enchaînant les sauts très propres à plus de 5,60 m. « J’ai des gros problèmes de régularité dans mes marques. Là j’ai fait une dizaine de sauts avec le même passage à quelques centimètres près. Ca montre que j’ai bien réussi à caler le schéma de course. »

Trouver la régularité

Son entraineur Gérald Baudouin était d’autant plus satisfait puisque ce problème de marques, très souvent lié à un trop plein d’engagement, est l’handicap numéro un du vice-champion de France en titre. « Souvent, pour se rassurer un petit peu, il veut aller dans l’engagement excessif. Mais le problème c’est qu’avec cet engagement, il perd du contrôle, et donc il fait des fautes de placement, de marques, ce qui se répercute dans tout son saut. Mais aujourd’hui (mardi 24 janvier), il a trouvé la régularité, la bonne perche et il a réussi à travailler des choses précises sur l’enchainement course-présenté-impulsion qui est fondamental pour lui. »

Bien dans ses marques et dans sa tête, Kévin Menaldo arrive donc à Rouen avec l’ambition d’aller plus haut que ses 5,65 m d’Orléans (14 janvier), voire, pourquoi pas, s’envoler à 5,77 m, la hauteur à laquelle il s’était arrêtée l’année dernière à Rouen (record à 5,81). « J’ai senti du bon feeling au décollage aujourd’hui. J’ai hâte de retransmettre ça samedi à Rouen. »

Pour en savoir plus sur Kévin Menaldo.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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