Meuse Grande Guerre

L’Ougandais Martin Nyakua a remporté le semi-marathon Meuse Grande Guerre.

 

Sous un soleil au zénith, la quatrième édition du semi-marathon Meuse Grande Guerre s’est déroulée ce matin à Verdun. Associé aux commémorations de la première Guerre mondiale, l’événement a été une belle réussite avec deux records sur le 10 km et une belle bagarre sur les 21,195 km. Reportage.

Quand on arrive à Verdun, on ne peut pas louper les grandes statues en hommage aux principaux artisans de la victoire française lors de la première Guerre mondiale. Un lieu mythique du conflit 1914-1918, où plus de 700 000 personnes ont trouvé la mort dans une bataille des tranchées sans communes mesures. Cent ans plus tard, ce sont des centaines de coureurs qui s’étaient donnés rendez-vous pour courir, dans et autour, de Verdun pour les 10 km et semi-marathon Meuse Grande Guerre. « C’est un bel événement pour la Meuse, savoure Elisabeth Guerquin, vice-présidente du Conseil départemental de la Meuse, chargée des sports. Au début, c’était un événement d’un niveau local, puis régional et maintenant c’est d’un niveau national. Les gens viennent de partout pour courir à Verdun. »

Records pour Lefevre et Vodrig

Pour cette quatrième édition, le soleil était de sortie et tapait déjà fort à 9h30, quand les coureurs du 10 km se sont élancés. Local de l’étape, Cédric Lefevre prenait très vite les commandes malgré les absences de ses deux lièvres qu’il avait souhaités pour passer sous les 31’30. Sur les bonnes bases jusqu’au sixième kilomètre, le local de l’étape fléchissait sur la deuxième partie de course pour finalement s’imposer en 31’45. « Ca s’est bien passé pour moi aujourd’hui même si j’espérais mieux, lâchait-il. Après le sixième kilomètre, c’est devenu impossible de suivre l’allure tout seul. »

Meuse Grande Guerre

Cédric Lefevre a remporté le 10 km de Verdun.

 

Pour sa première sur le 10 km de Verdun, après avoir terminé quatrième et premier français du semi-marathon l’année dernière, Cédric Lefevre a devancé sur la ligne Christopher Gérard (32’39) et Tristan Humblet (33’06) . « Ce parcours je le connais bien, c’est un parcours à records, avance Lefevre. Si on avait été plusieurs, le chrono aurait pu vite descendre. »

Des records il y en a eus puisque, malgré un chrono en-deçà de ses espérances, Lefevre signait le record de l’épreuve. Un record qui tombait également chez les femmes puisque Lisa Vogrig s’imposait en 40’02 devant Adeline Marchal (40’54) et Lorène Moriceau (41’56). De quoi satisfaire Boris Stemmer, cheville ouvrière de l’événement et entraineur à l’Athlé 55. « Je suis content ! Le chrono est redescendu par rapport à l’année dernière sur les deux distances. »

Meuse Grande Guerre

Lisa Vogrig a battu le record du 10 km de Verdun.

 

Belle bagarre sur le semi-marathon

En effet, parti vingt minutes après le 10 km, le semi-marathon est allé vite sous l’impulsion de plusieurs athlètes venus des hauts plateaux. Et après une belle bataille dans les villages autour de Verdun, c’est l’Ougandais Martin Nyakua qui s’imposait en 1h05’54, devant le duo kenyan David Chege Kamwende et Peter Komu qui se départageaient sur la ligne (1h09’31 tous les deux). Premier Français à l’arrivée, Damien Labroche coupait la ligne en 1h14’20.

Meuse Grande Guerre

La Kényane Jane Chelagat a remporté le semi-marathon Meuse Grande Guerre.

 

Chez les femmes, la domination kenyane se prolongeait avec le succès de Jane Chelagat (1h19’16), devant sa compatriote Alice Muthoni (1h26’47) et la Française Mathilde Hillard (1h34’13). Des athlètes qui arrivaient marqués par l’effort après plus d’une heure de course sous un soleil omniprésent. « Il y avait beaucoup de ravitaillements de quoi finir la course sans trop de souffrances, jugeait Boris Stemmer. On avait de toute façon mobilisé 270 bénévoles. Avec notamment le concours de l’armée de terre. Tout le monde a joué le jeu et ça donne un bel événement. »

Un match international pour la cinquième édition ?

Un bel événement qui a réuni plus de 1 300 coureurs, de quoi satisfaire Jan-Pierre Fage, le chargé de projet au Conseil départemental qui souhaite passer encore un palier l’année prochaine. « Ca fait quatre ans qu’on organise cette manifestation donc on a grossi petit à petit. L’année prochaine, on sera sur la dernière année de certification par rapport aux commémorations de la Grande guerre. J’aimerais vraiment que la Fédération française d’athlétisme fasse un geste là-dessus, sachant que Jean Bouin, dont plusieurs stades en France portent le nom est mort tout près de Verdun lors de la guerre. Qu’on ait la présence d’équipes nationales pour, pourquoi pas, faire un match France-Angleterre-Allemagne. Ca pourrait marquer énormément, surtout que Verdun est connu dans le monde entier. »

Avec 18 nations représentées au départ, l’événement a déjà acquis un statut international. Et quoiqu’il arrive du côté de la FFA, les organisateurs pourront compter sur l’appui du département de la Meuse dont la vice-présidente chargée des sports a apprécié le spectacle. « C’était une première pour moi de suivre une course de l’intérieur, expliquait Elisabeth Guerquin, qui a suivi la course sur une moto de l’organisation. Comme je défends ces dossiers devant l’Assemblée, ça me permet d’avoir beaucoup plus d’éléments. Tout ce monde, c’était vraiment génial ! »

Autant dire que la cinquième édition est déjà sur de bons rails.

Article réalisé en partenariat avec le Semi-marathon Meuse Grande Guerre.

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment