Quentin Tison

Cette année Quentin Tison s’essaie pour la première fois à une saison indoor. (meeting de Mondeville 2016)

 

Engagé ce samedi sur le 1 500 m du meeting de Gand, Quentin Tison s’est lancé dans une saison hivernale exclusivement dédiée à la salle, après un premier stage en altitude en Ethiopie au mois de janvier.

Quentin Tison a passé le mois de janvier au soleil. Pas les pieds dans l’eau sur une plage de sable fin mais en Ethiopie, pour s’entrainer. Un mois de stage sur les hauteurs étouffantes d’Addis-Abeba pour préparer la saison indoor. « Mon manager Hussein Makke (également manager du champion du monde 2013 du 800 m Mohammed Aman) m’a dit de venir voir comment ça se passait en Ethiopie. »

Des footings avec Mo Farah

Une première pour le Cambraisien qui n’avait jamais effectué de stage en altitude et de surplus, à l’étranger. « C’était assez impressionnant ! J’ai fait des footings avec Mo Farah (double champion olympique 5 000 m – 10 000 m en 2012), Charlie Grice (3’35’’29 en 2015 sur 1 500 m à 21 ans) et beaucoup de coureurs africains. Ca fait peur quand on se dit qu’on court avec le champion olympique. »

Dans la capitale la plus haute d’Afrique (entre 2 300 et 2 600 m d’altitude), le jeune Nordiste (Espoirs 1e année) a découvert l’entrainement en hypoxie, quand les poumons et les jambes brûlent. « Mon hôtel était situé à 400 m de la piste qui se trouve à 2 900 mètres d’altitude, rigole-t-il. J’ai également fait des séances sur le plateau (2 800 m) et des côtes (3 000 m). C’était assez simple car tout était à proximité. On communiquait avec mon entraineur via Internet pour adapter le plan à mes sensations par rapport à l’altitude. »

Malade pour sa première course de la saison

Un mois de préparation qui devrait lui permettre de bien figurer lors de cette saison hivernale, exclusivement consacrée au 1 500 m en salle, malgré des débuts compliqués. « Je suis rentré le 26 janvier et j’ai tout de suite couru au Luxembourg (3’53’’48, le 30 janvier). Mais j’étais malade. Et en plus, on ne savait pas comment j’allais réagir après le stage. »

Mieux à Mondeville (3’49’’98), le Nordiste devrait encore faire descendre le chrono ce samedi du côté de Gand (13 février) avant d’enchaîner avec le meeting de Reims (17 février). « Normalement, ça devrait bien se passer. J’ai besoin de courses car c’est la première fois que je fais de la salle. J’ai besoin de réglages. »

Des repères qui lui serviront également cet été pour sa première saison chez les espoirs avec en ligne de mire, les Championnats d ‘Europe seniors d’Amsterdam. « J’aimerais bien faire les Europe . La Fédération française a été gentille avec les minima (3’37’’50). On verra mais je ne serai pas le seul intéressé (record : 3’42’’07 en 2015). »

Une revanche à prendre

Surtout que le protégé de Brahim El Ghazali du côté de l’AC Cambrai a une petite revanche à prendre sur la saison passée. « En série, j’ai reçu un coup de coude et le choc m’a déporté vers le couloir 3. J’ai senti que je m’étais déplacé le bassin. Mais je ne voulais pas manipuler 48 heures avant la finale. Mais malheureusement, lors de la finale, à 800 m de la ligne, j’ai eu une lésion à l’ischio-jambier. Je ne pouvais pas abandonner avec le maillot de l’équipe de France mais je n’ai pas pu être à la bagarre. »

Un regret qu’il a vite évacué en coupant plus d’un mois et demi. « J’avais envie de partir en vacances avec mes parents, parce que cette année, je n’en aurai peut-être pas l’occasion. »

Les Europe seniors et les meetings de fin de saisons, l’été pourrait être en effet très long pour Quentin Tison. Sans penser aux Jeux olympiques de Rio, qui seraient évidemment une autre grande première !

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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