Insomnies olympiques

Les réveils des passionnés d’athlétisme vont sonner dans les prochaines nuits.

 

Avec la plupart des finales programmées après minuit en France, les amoureux d’athlétisme vont connaître des nuits agitées s’ils veulent suivre les exploits des meilleurs athlètes de la planète. Track and Life a interrogé quelques passionnés afin de vous livrer leurs stratégies à la veille du début des épreuves d’athlétisme. 

En regardant le calendrier des Jeux olympiques de Rio, beaucoup de passionnés ont dû tirer la grimace. Dictés par les chaînes américaines détentrices des principaux droits TV, les programmes des épreuves d’athlétisme et de natation notamment, ont été confectionnés pour correspondre parfaitement aux téléspectateurs américains.

Le rétroprojecteur du mariage en guise de TV

Finale du 100 m hommes à 3h25, celle du 800 m féminin à 2h15 ou encore finale de la perche masculine à partir de 1h35, les fêtards vont être servis. Pour les autres, le mois d’août va être un long enchaînement de nuits quasi blanches. Mais évidemment, quand on aime, on ne compte pas. « Pour le début des épreuves ça va être facile d’être éveillé car je me marie le 13 août, annonce Jean-Baptiste Sureau, le propriétaire de la boutique Athlé Running 94. On sera en pleine soirée et je crois que le rétroprojecteur deviendra TV pendant quelques minutes. Pour les autres journées, je pense que je ferai une petite sieste en journée et que je travaillerai de nuit devant la télévision. »

Pour d’autres, à l’image de l’international juniors Baptiste Mischler, la passion se vivra à coup de réveil. « Je suis en stage chez un géomètre, explique le quatrième du 1 500 m des derniers Championnats du Monde juniors. Donc je ne pourrai pas suivre les épreuves en journée. Mais le soir, je ne louperai pas l’occasion d’allumer la télévision. Et pour les épreuves de nuit, je pense que j’irai dormir et que je mettrai un réveil pour les épreuves importantes et celles qui m’intéressent. » On se doute que les finales du 800 (dans la nuit du 15 août) et 1 500 m hommes (samedi 21 août) seront à son programme.

Des nuits courtes si les Français sont performants

Un choix à la carte que suivra également le demi-fondeur Arnaud Michel, membre de l’Amiens UC et international militaire en cross-country. « J’avais mis le réveil pour les épreuves de natation mais cette semaine je vais être en vacances avec un programme chargé. Donc je pense que je vais regarder les séances de rattrapages à 8h du matin le lendemain. Mais si nos Français sur 800, 1 500 et 3 000 m steeple se qualifient pour les finales, je pense que je réfléchirai à une astuce pour suivre ça. »

Contrairement à ses camarades, l’international sur 800 m Brice Leroy sera quant à lui plus sage, en se couchant à ses horaires habituels. « Je ne regarderai que les rediffusions et non les directs. » Papa depuis quelques mois, ce dernier aura peut-être néanmoins l’occasion de se lever en pleine nuit pour nourrir sa petite fille. L’occasion de jeter un œil sur ses collègues de l’équipe de France.

Les athlètes également gênés par la programmation

D’ailleurs, la programmation de certaines finales en matinée au Brésil (donc en après-midi en France), comme celle du 3 000 m steeple où Mahiedine Mekhissi et Yoann Kowal sont attendus, permettront à tout le monde de pouvoir goûter au joie du direct. Un plaisir pas forcément partagé par les athlètes, obligés d’être au maximum de leur potentiel à des horaires peu habituels pour eux.

Finalement, vivement les Jeux à Paris en 2024, pour encore quelques insomnies, mais cette fois pour fêter les médaillés français.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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