Julien Wanders

Julien Wanders a battu ce dimanche le record de France du 10 km.

 

En bouclant la Corrida de Houilles en 28’02, le Franco-suisse Julien Wanders a ravi hier le record de France seniors (et espoirs) du 10 km. Un exploit qui a laissé une vague d’interrogations sur les réseaux sociaux où le statut de binational du jeune homme pose question, même si la Fédération française d’athlétisme valide cette nouvelle marque.

Le 12 octobre dernier, nous avions publié l’article L’imbroglio des records de Julien Wanders qui posait déjà la question de l’homologation des temps explosifs de Julien Wanders. A ce moment-là, le Franco-suisse venait de courir le 10 km en 28’11 du côté de Durban (Afrique du Sud), ce qui constituait un nouveau record de France espoirs du 10 km, mais celui-ci ne semblait pas pouvoir être homologué selon la réglementation en vigueur. Il est en effet stipulé dans la réglementation de la FFA : « si un athlète possède la citoyenneté de deux pays, il peut détenir un record de France sauf s’il a représenté l’autre pays lors d’une compétition internationale » (Homologation et contrôles des records de France – 17-c). C’est le cas de Julien Wanders, qui a déjà participé à des Championnats internationaux avec l’équipe nationale de Suisse. Il n’avait d’ailleurs pas obtenu, quelques mois plus tôt, le record espoirs du 10 000 m, qu’il avait également battu (28’06’’17 contre 28’26’’7 pour Philippe Legrand, mais Wanders n’était pas licencié en France).

Son record espoirs a été validé en octobre

Pourtant, quelques semaines plus tard, son nom était apparu sur les tablettes de la Fédération française d’athlétisme en tant que nouveau détenteur de ce record espoirs du 10 km route suivant une logique fédérale. En effet, comme nous l’annoncions dans notre article, la FFA souhaite à l’avenir faciliter les règlements pour les binationaux en permettant à un athlète de prétendre à un titre ou à un record de France, à partir du moment où il possède une carte d’identité française, et qu’il est évidemment licencié en France, ce qui est le cas de Julien Wanders.

Comme nous l’avions fait de notre côté, les organisateurs de la Corrida de Houilles se sont renseignés auprès de la FFA avant la course pour savoir si un record de France pouvait être battu par l’athlète. Et la réponse fédérale avait été claire : si le Franco-suisse battait un record de France celui-ci serait validé puisqu’il possède une carte d’identité française et qu’il est licencié en France, suivant la logique déjà appliquée pour la validation de son record de France espoirs deux mois plus tôt.

Un record établi en accord avec la FFA

D’ailleurs, dès la fin de la course, un P.V. de réalisation de record a été signé et le coureur a effectué un contrôle antidopage comme cela est stipulé dans les textes pour une validation d’un record national, le tout sous la houlette de certains membres du Comité directeur de la FFA présents sur place.

Finalement, seule la question morale peut être posée puisqu’il peut être difficile de concevoir qu’un athlète vivant (quand il n’est pas au Kenya) et courant pour la Suisse, puisse détenir un record de France, même si cela s’est déjà vu pour d’autres athlètes dans le passé.

Mais à l’heure actuelle, que cela plaise ou non, le record de France du 10 km d’Abdellah Behar réalisé en 1999 à Vincennes (28’05) devrait, sauf retournement de situation, revenir (après passage en commission) au Franco-suisse Julien Wanders.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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