Christian Taylor

Christian Taylor n’a pas réussi à s’envoler sous le glacier de Tignes.


 

Organisé au pied du glacier de la Grande Motte à Tignes, le meeting « Le saut des Géants » n’a pas permis aux athlètes présents de réaliser d’énormes performances et ce sont le tout frais champion du monde de la longueur Luvo Manyonga et le vice-champion du monde du triple saut Will Claye qui se sont imposés.

A l’image du « Breaking 2 » en mai dernier pour chasser le record du monde du marathon, les organisateurs du meeting de Tignes avaient fait en sorte de mettre un maximum de chances de leur côté pour aller titiller les records du monde de la longueur et du triple saut. Seule nuance, et de taille, contrairement au marathon organisé à Monza (voir article) qui n’a pas été homologué, un saut incroyable à Tignes aurait été considéré comme nouveau record du monde (avec la mention « réalisée en altitude »), puisque la piste de 80 m, déposée en hélicoptère au pied du glacier de la Grande Motte de Tignes à 3 032 m, avait été homologuée par la Fédération française d’athlétisme.

Un sautoir situé à 3 032 m

Ajoutez à cela un plateau haut de gamme avec les tout frais champions du monde Luvo Manyonga (longueur) et Christian Taylor (triple saut), et les records de Mike Powell (8,95 m) et de Jonathan Edwards (18,29 m) pouvaient trembler, sachant que l’altitude favorise en générale les épreuves de sprint et donc peut également aider les sauts horizontaux.

Mais finalement, les performances sont restées en-deçà de ce que pouvait espérer Renaud Longuèvre, l’une des chevilles ouvrières du projet. Avec 17,42 m (+0,7), c’est le vice-champion du monde de Londres Will Claye qui s’est imposé au triple saut devant Christian Taylor (16,99 m, +2,7) et Alexis Copello (16,95 m, +2,9), alors que le Français Jean-Marc Pontvianne s’est classé 5e avec 16,44 (+0,6). Du côté de la longueur, le champion du monde Luvo Manyonga n’a pas été loin de rééditer son saut de Londres avec 8,46 m (+2,0). Le Sud-Africain a devancé le Français Kafétien Gomis, auteur de 8,22 m (+2,2) à son dernier essai et Emiliano Lasa (8,17 m (+1,7).

Des sauts peut-être pas de géants mais qui ont laissé des sensations uniques aux athlètes. « C’était un pur délice, lâche le Français Jean-Pierre Bertrand, auteur de 7,88 m. Il y avait un sentiment de calme et d’espace malgré le public. Je le referai sans hésiter. »

Le rendez-vous est pris pour 2018.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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