monde juniors

Clément Foucat et Ludovic Besson font partie des espoirs français sur le décathlon.

 

Ils sont médaillés mondiaux et européens chez les cadets et les juniors et seront en première ligne dans sept ans lors des Jeux olympiques de Paris. Au lendemain de l’annonce officielle de l’attribution des JO 2024, nous avons demandé à quelques pépites de l’athlétisme français où ils s’imaginaient dans sept ans.

« Sept ans c’est loin quand même ! », lâche la toute fraiche vice-championne du monde cadettes du 100 m haies Cyrena Samba-Mayela. Il est vrai que sept ans dans une carrière de haut niveau c’est très loin, voire trop, pour se projeter vraiment. Surtout quand on a entre 16 et 20 ans et que rien que le prochain mois, cache déjà son lot de découvertes. Pourtant, c’est sur cette génération, qu’on va dorénavant appeler « Génération Paris 2024 », que les espoirs reposeront pour décrocher des médailles.

Avec Mayer et Bosse en leaders

Car évidemment il y aura les tauliers comme Pierre-Ambroise Bosse et Kevin Mayer, champion du monde à Londres au mois d’août et logiquement encore en forme olympique dans sept ans. « Je pense que j’y serai, lâche le recordman de France du décathlon. Pour moi c’est un rêve de gosse de concourir dans le Stade de France pendant les JO avec le public français. J’attends ça avec impatience même si c’est dans sept ans. » Quand on sait qu’un décathlon dure une vie pour Mayer, on imagine bien que le Français aura pris de l’âge d’ici 2024. Mais à 32 ans, il sera  encore en état de lutter pour le titre.

Au contraire de Renaud Lavillenie, qui malgré son appétit carnassier de médailles, voit les JO parisien comme une façon de tirer sa révérence. « J’ai toujours dit que si on avait les Jeux à Paris, je ferais le maximum pour prendre ma retraite après, explique le recordman du monde du saut à la perche. J’aurai 37 ans et 11 mois. Il faut juste remettre dans le contexte. Il y a des moments où on va aux JO pour les gagner, et des moments où on y va pour participer et se faire plaisir aussi. Je pense qu’à 38 ans, avoir l’ambition de gagner ça sera un peu trop. Après, juste pouvoir sauter devant son public ça sera juste hors norme. »

Samba-Mayela, Mignon, Gilavert, les nouveaux noms

Et alors que Yohann Diniz, champion du monde du 50 km Marche à Londres et Mélina Robert-Michon, médaillée de bronze au disque, auront lâché les armes, la nouvelle génération ne demande qu’à prendre le pouvoir. « Pour moi c’est un rêve de concourir dans le Stade de France pendant les JO avec le public français, avoue Cyrena Samba-Mayela (23 ans en août 2024). J’attends ça avec impatience même si c’est dans sept ans. Si je continue dans cette lancée j’espère faire partie au moins des finalistes. Dans tous les cas, le but est de travailler pour être dans les plus fortes. »

« Je me vois en finale sur 1 500m, rêve de son côté Jimmy Gressier, international juniors et espoirs sur 5 000 m (27 ans en août 2024). Etre encore au contact pour la gagne au 250 m et après seul l’avenir nous le dira… Mais il y aurait tous mes proches dans les tribunes, ce serait juste magnifique ! »

Encore beaucoup de travail

Des rêves qui vont parcourir les têtes de centaines d’athlètes d’ici à 2024. Mais évidemment, avant de rêver aussi grand, il reste beaucoup de travail. « J’espère être présente pour ce grand événement pour la France, lâche Marine Mignon, championne d’Europe cadettes du 200 m en 2016 (24 ans en août 2024). Mais la route est encore longue avec beaucoup de travail » « Je me vois en final du steeple, imagine pour sa part Louis Gilavert, médaillé de bronze des derniers Championnats d’Europe juniors sur 3 000 m steeple (26 ans en août 2024).  J’espère prendre assez d’expérience avant 2024 pour arriver aux JO de Paris avec toutes les cartes en main pour faire le meilleur résultat. »

Une expérience olympique, Ludovic Besson s’en est déjà fait une petite en participant à la commission des athlètes pour la candidature de Paris. « Je me suis dit pourquoi pas participer à la construction de ces Jeux qui pourraient être les miens, explique l’athlète de 19 ans, vice-champion du monde cadets du décathlon en 2015 (26 ans en août 2024). C’a été un plaisir pour moi de participer à ma façon. Et en 2024, je serai dans la fleur de l’âge. »

Tout est possible

Le bon âge ce sera également le cas de Yani Khelaf. « J’aimerais déjà y participer, après cela dépendra de ma progression, lâche l’international juniors sur 1 500 m (26 ans en août 2024). Avec ce que j’ai vécu cette été (élimination en série des Europe juniors alors qu’il était candidat au podium), je me dis que tout est possible, le meilleur comme le pire. Mais c’est vrai que j’aurai 26 ans et que ce sera ma plus grande chance de faire quelque chose. »

Avec l’officialisation de l’organisation des Jeux olympiques en 2024, le rêve de concourir à domicile est maintenant permis. Aux athlètes dorénavant d’entretenir leur flamme.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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