Nawal Meniker

Nawal Meniker a rejoint l’INSEP et Thierry Blancon depuis la fin du mois de janvier.

 

Depuis la fin du mois de janvier, l’espoir de la hauteur française Nawal Meniker (19 ans) a rejoint l’INSEP et Thierry Blancon, après un an et demi passé à Dijon sous les conseils de Patrick Léger.

En septembre 2015, Nawal Meniker quittait Perpignan, sa ville natale, pour rejoindre le pôle espoirs de Dijon et évoluer sous les conseils de Patrick Leger (voir article), le responsable national jeune de la hauteur. Un an et demi plus tard et une huitième place aux Championnats du monde juniors (voir article), l’histoire dijonnaise est déjà finie pour la recordman de France cadette du saut en hauteur (1,87 m en 2014), qui s’entraine à l’INSEP depuis la fin du mois de janvier. « Je ne me plaisais pas tellement à Dijon, avoue Meniker. Je n’étais pas très bien là-bas pendant quinze mois. J’ai préféré trouver une autre solution et partir. Mais malgré tout, je n’ai rien contre Patrick, ni le groupe, c’est juste que je ne me suis pas adaptée à l’environnement. Dijon c’est une étape dans ma vie. Ca n’a pas marché, c’est comme ça. J’ai appris plein de choses avec Patrick mais la seule solution était de partir. »

Avec l’ex-entraineur de Maryse Ewanjé-Epée

Surtout, la vice-championne d’Europe juniors a réussi à sortir de sa retraite Thierry Blancon, ex-entraineur entre autres de Maryse Ewanjé-Epée, longtemps recordwoman de France de la spécialité (1,96 m). « En septembre, j’ai voulu continuer à Dijon car je me suis dit qu’il me fallait peut-être encore un temps d’adaptation, explique Meniker. Mais ça ne marchait pas. J’ai donc demandé son avis à Michèle (Olive, son ex-entraineur dans le sud). Elle connaît très bien Thierry. Donc elle l’a contacté car il n’entrainait plus personne. C’est un coup de chance car j’aurais pu rester à Dijon ou redescendre dans le sud. Maintenant, je profite de son expérience, de son autre vision de la hauteur. »

Entraineur national et coordinateur des sauts à la FFA entre 1985 et 2004, Thierry Blancon est depuis plusieurs années préparateur physique pour une multitude de sportifs à l’INSEP mais il n’entrainait plus en hauteur. Avec l’arrivée de Meniker, cet impair est réparé. Mais qui dit nouvel entraineur, dit nouvelle méthode pour celle dont le record personnel date de 2015 (1,88 m). « Il faut que je me réadapte à une nouvelle méthode même si je trouve que ça va assez vite car je reprends mes sensations. L’INSEP ça change. J’ai la possibilité de tout avoir sur place, que ce soit du point de vue médical, de la récupération ou de l’entrainement. »

Un blocage psychologique

Dans un hiver pour le moment sans décollage (1,83 m à Dijon pour sa première compétition de la saison) et un dernier concours décevant au meeting de Val d’Oise (voir article), Nawal Meniker compte conquérir le titre de championne de France Elite (comme en 2015) avant de se tourner vers les barres au-dessus des 1,90 m. « En ce moment j’ai un petit blocage avec la barre. Je suis bien techniquement mais dès que j’arrive à des barres de 1,80 m je suis bloquée. Ca me fait ça chaque hiver. C’est énervant car j’ai envie d’y aller mais dès que j’arrive devant le sautoir, ça bloque. C’est psychologique. Il faut que je travaille et ça se débloquera pour les Elite. »

Ce week-end à Bordeaux, le nouveau duo abordera donc son premier rendez-vous majeur avec l’envie de reprendre le contrôle national mais les autres prétendantes, dont Prisca Duvernay (1,88 m cet hiver), ne devraient pas l’entendre de cet avis.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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  1. Hum85
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    Très bon article. Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César. Nawal a été formée par un homme au grand coeur Alain Nieto. Contrairement à la personne citée comme son ex-entraîneur.

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