Morhad Amdouni

Morhad Amdouni sera au départ ce samedi du 5 000 m du meeting de Birmingham.

 

L’international français sera au départ ce samedi d’un très relevé 5 000 m à Birmingham où le quadruple champion olympique Mo Farah tentera le record d’Europe de la spécialité, avant d’enchainer le dimanche sur le 1 500 m des Championnats de France Elite de Bordeaux.

En voilà un qui tient la forme. Depuis son retour d’un stage de six semaines au Kenya, Morhad Amdouni a des jambes de feu. Facile vainqueur des LIFA de cross le 5 février (voir article), l’athlète du Val d’Europe s’est imposé ce dimanche sur le très relevé 3 000 m du meeting de Metz en 7’44’’55 (voir article). Il lui fallait donc un défi à la taille de son niveau actuel.

Tentative de record d’Europe pour Farah

Pour cela, le Français va traverser la manche pour venir se frotter ce samedi à la star du demi-fond mondial Mo Farah sur le 5 000 m du meeting de Birmingham. Surtout que le quadruple champion olympique (5 000 m et 10 000 m) a dans le viseur le record d’Europe de la distance que détient Bob Tahri (13’11’’13 en 2010). « Je pense qu’il y a moyen de faire quelque chose, glisse Morhad Amdouni. Il y a évidemment un peu de fatigue de Metz mais je vais me recentrer sur le plus important. L’objectif est d’essayer de suivre le rythme. »

Un rythme qui s’annonce élevé puisque Farah a demandé une allure de 7’55 au 3 000 m. Mais à la vue de la start-list, avec notamment l’Anglais Andrew Butchart (7’41’’05 cette hiver sur 3 000 m), Amdouni ne devrait pas se retrouver seul derrière le maitre. « A la vue de son palmarès, je me dis que Mo Farah est évidemment le grand favori. Surtout que s’il s’aligne, c’est qu’il est en forme.Mais quand on regarde sa course au cross d’Edimbourg (7e), on voit qu’il n’est pas imbattable. Je vais me concentrer sur moi et faire ce que je sais faire. »

Sur le 1 500 m des France le dimanche

S’accrocher et se battre jusqu’à la ligne d’arrivée, ça, il sait faire. Ensuite, la forme du jour décidera du chrono mais la confiance règne dans son camp à la vue de son état physique. « J’ai déjà eu des périodes où j’étais aussi en forme à l’entrainement. Maintenant, il faut réussir à confirmer en compétition. Je préfère faire et parler après. »

Le « bien dire fait rire, bien faire fait taire », comme aiment le dire les demi-fondeurs est donc d’usage. Surtout que le Français aura le droit à du rab le lendemain avec les Championnats de France Elite, où sa présence est obligatoire, s’il veut valider son ticket pour les Championnats d’Europe de Belgrade (il a réalisé les minima sur 3 000 m). Et comme le 3 000 m se déroulera le même jour que le meeting de Birmingham, Amdouni va donc s’aligner sur le 1 500 m le dimanche où la start-list ne cesse de monter en gamme avec l’apparition de Samir Dahmani (auteur des minima sur 3 000 m à Metz) et les présences de Sofiane Selmouni, déjà auteur des minima (3’39’’88), et Alexandre Saddedine (3’42’’26), même si Benjamin Pires (proche des minima cette saison en 3’41’’56) est finalement forfait (douleur au tendon d’Achille).

Un gros calendrier l’attend

Peut-être pas la meilleure des nouvelles pour les jambes probablement très fatiguées de Morhad Amdouni. « A moi de ne pas trop y laisser des plumes, avoue Amdouni. Je vais laisser ma grinta de côté. »

On a du mal à le croire quand on connaît la force de caractère du recordman d’Europe du 3 000 m espoirs (7’37’’50 en 2009). Mais en arrivant à Bordeaux le matin même en provenance d’Angleterre, il n’aura pas la meilleure récupération. Surtout que d’autres combats l’attendent avec les France de cross long (26 février) et surtout les Europe (3-5 mars) où il compte « montrer de quoi je suis capable ».

Premier aperçu ce week-end face au patron Farah.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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