Victor Coroller

Victor Coroller s’est qualifié pour les demi-finales pour son premier Championnats du Monde seniors.


 

A 20 ans, le Français a découvert l’équipe de France seniors à l’occasion de ces Championnats du Monde de Londres. Tombé en demi-finale après un premier tour convaincant, Victor Coroller a pris date et s’avance comme l’un des visages à suivre pour les futures conquêtes bleues.

Une chose est sûre, Victor Coroller se souviendra toute sa vie de son baptême du feu. A seulement 20 ans, et une carrière déjà bien remplie chez les jeunes (vice-champion olympique de la jeunesse en 2014, champion d’Europe juniors en 2015), le Français a découvert la cour des grands cette semaine aux Championnats du Monde de Londres. Qualifié après avoir réussi tout pile les minima en 49’’30 aux Championnats d’Europe espoirs (finalement 4e de la compétition), il avançait en terre britannique pour rejoindre les demi-finales.

Une chute en demi-finale

Ses 50’’00 du premier tour lui offrait en effet un nouveau tour de manège enchanté. Malheureusement, le deuxième passage au Queen Elisabeth Olympic Park lui offrait un roulé-boulé en mondovision avant de terminer sous l’ovation de 55 000 personnes (7e en 55’’69). « J’avais vraiment envie de bien faire, je voulais jouer ma carte à fond pour un record personnel ou une qualification, expliquait-il en zone mixte. Mais je ne suis pas bien sur la deuxième haie et je tape celle d’après, je l’accroche avec la jambe de retour. C’est une erreur impardonnable sur un 400 m haies. J’ai vraiment eu un gros coup sur la tête mais dans le stade j’ai été énormément encouragé jusqu’à la ligne d’arrivée, c’était beaucoup d’émotions. J’espère revenir et honorer le maillot de l’équipe de France. »

On ne se fait pas trop de soucis sur son retour chez les Bleus. Cet athlète, amateur de surf à ses heures perdues, est fait du bois des grands, nommant sa saison 2016 de « cauchemar » après avoir quand même été demi-finaliste mondial juniors à Bydgoszcz. « L’année dernière, j’avais un œdème au pied et un problème à la cheville, énumère-t-il. Et je n’ai pas réussi à assumer mon nouveau statut (il était champion d’Europe juniors en titre). J’étais attendu et je n’ai pas réussi à le gérer. Une demi-finale aux Monde juniors, ce n’était pas ce que je visais. Ca m’a quand même beaucoup servi pour cette année et j’ai beaucoup appris de tout ça. »

Aidé par un préparateur mental

Reparti avant tout pour préparer les Europe espoirs – « je ne pouvais pas penser aux Championnats du monde en début de saison car après la saison que j’avais faite l’année dernière, je n’étais pas légitime pour prétendre à une place en équipe de France seniors » – il a repris confiance au fil de la saison pour enfin casser cette barrière des 50’’. « Les minima ont été une très bonne surprise. En demi-finale des Europe espoirs, il fallait courir. Le plus dur était de rentrer en finale. Ca faisait deux ans que je tournais autour des 50’’. On s’était dit avec le coach que le jour où ça tomberait, ça descendrait peut-être vite d’un coup. »

C’est descendu et Coroller a repris sa marche en avant, notamment aidé par Philippe Leclair, un préparateur mental. « Je me suis bien fait entouré. Ca m’a donné une autre vision de la compétition. J’essaie d’être plus relâché. Les Monde ont été un super test pour la gestion de mes émotions. »

Bien accueilli par les Bleus

Epaulé au quotidien à Rennes par son entraineur Marc Reuze, Victor Coroller a donc l’avenir devant lui, tout comme son compère de chambre à Londres, Ludvy Vaillant, de deux ans son aîné et dans la même perspective d’évolution. « L’équipe de France seniors c’est un autre monde. C’est ce qu’on vise tous les jours quand on s’entraine. »

Surtout que le bizutage a été accueillant, de quoi avoir envie de revenir très vite. « L’équipe de France m’a très, très bien accueilli, tout le monde m’a soutenu, que ce soit ma famille ou les leaders de l’équipe. J’ai hâte d’y retourner. »

Avant ça, il a passé quelques minutes sur le stade olympique après sa course, comme il se l’était promis, afin de « comprendre ce qui m’arrive » et de prendre date pour des futurs tours de piste.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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