Mo Farah

Mo Farah a remporté le 10 000 m des Championnats du Monde de Londres.

 

Dans une ambiance incroyable, le Britannique Mo Farah a conquis sa sixième couronne mondiale en plein air au terme d’un finish dont lui seul connaît la recette. Du côté des Français, Jimmy Vicaut s’est rassuré alors que Ninon Guillon-Romarin et Lolassonn Djouhan se sont arrêtés en qualifications.

Il ne fallait pas être humain ce soir pour ne pas sentir ses poils se hérisser dans tout son corps lors des derniers tours de Sir Mo Farah. Le Britannique, attendu par tout un peuple pour un nouveau doublé, a fait trembler les murs du Queen Elizabeth Olympic Park de Londres. D’autant que pour remporter sa sixième couronne mondiale en plein air, Sir Mo s’est amusé comme un grand enfant. Un temps détaché, le quadruple champion olympique mettait un premier coup de boost après 3 200 m de course pour remonter la meute tout en haranguant le public. Il n’en fallait pas plus pour que le bruit monte encore d’un cran.

En tête au 800 m

Pourtant, les Kenyans (Tanui, Muchiri et Kamworor), les Ethiopiens (Yimer et Hadis) et l’Ougandais Cheptegei ont tout tenté, accélérant à longueur de tours, cherchant à fatiguer les jambes de feu de l’icône locale. Mais comme à chaque fois, Farah s’est replacé à trois tours de l’arrivée, avant de passer devant au 800 m. Même un léger croche-patte ne l’a pas déstabilisé et son finish mortel a fait succomber tous ses adversaires jusqu’à Joshua Kiprui Cheptegei, dernier assaillant dans l’ultime ligne droite (victoire de Farah en 26’49’’51 contre 26’49’’94).

Jimmy Vicaut

Jimmy Vicaut s’est qualifié pour les demi-finales du 100 m.

Touché physiquement, Farah se réfugiait dans les bras de sa famille, créant une petite émeute autour des photographes situés au bord de la tribune. Et finalement, c’est avec tous ses enfants qu’il débutait un tour d’honneur. Des honneurs que Usain Bolt espère bien récolter demain pour la dernière fois en individuel. Vainqueur sans briller de sa série en 10’’07 (+0,3), la Foudre a assuré l’essentiel pour rejoindre tous les prétendants au titre en demi-finale. Des prétendants dont fera partie Jimmy Vicaut. Troisième de la série du recordman du monde (10’’15, +0,3), le Français s’est rassuré pour sa première compétition depuis sa blessure à la mi-juin à Oslo. « Je suis vraiment très content, lâchait le Français. Je pars très bien, ça m’a d’ailleurs surpris d’être devant les gars. J’avais envie de continuer mais le but était de ne pas trop en faire. »

Apprentissage pour Guillon-Romarin et Djouhan

Eux, ont fait ce qu’ils ont pu mais ni Ninon Guillon-Romarin, ni Lolassonn Djouhan ne verront la finale. A la perche, la Française, pourtant facile à 4,20 m, a ensuite échoué par trois fois à 4,35 m se retrouvant parmi les victimes des qualifications avec notamment la championne olympique 2012 Jennifer Suhr et la junior Lisa Gunnarsson. « J’ai fait une bonne entrée dans le concours, j’étais bien dedans. Mais ça reste du saut à la perche. Il a manqué quelques réglages. Maintenant, il va falloir que j’apprenne à gérer des longues saisons. Il y a encore beaucoup de choses à apprendre. »

Comme sa camarade perchiste, Lolassonn Djouhan découvrait le niveau mondial dans un grand championnat. Et on peut dire que le colosse n’est pas passé loin de la finale puisqu’il a terminé treizième des qualifications, à seulement deux centimètres du Graal (63,21 m contre 63,23 m pour le dernier qualifié). « Je suis venu pour apprendre, avouait le lanceur. Il y avait une pression de fou et ç’a donné ça! J’espère pouvoir revenir l’année prochaine et me battre avec mes armes. »

Les armes les autres Français en lice devront les sortir dès demain matin avec notamment l’entrée d’Antoinette Nana Djimou, de Jeanine Assani-Issouf et de Pierre-Ambroise Bosse en attendant Jimmy Vicaut, l’après-midi aux portes de la cour des Grands sur 100 m.

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Collaboratrice chez Track and Life.

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