Jean-Marc Pontvianne

Jean-Marc Pontvianne a terminé huitième de la finale du triple saut.

 

Dans une soirée marquée par le pari presque réussi de Wayde Van Niekerk, le Français Jean-Marc Pontvianne a terminé finaliste du triple saut alors que Mahiedine Mekhissi a été éliminé en série du 1 500 m.

Dès mardi soir, le triple médaillé olympique Mahiedine Mekhissi savait qu’il se retrouverait sur la ligne de départ du 1 500 m après sa déception du steeple (voir article). Et c’est avec l’ambition de rejoindre au moins les demi-finales que le Français se présentait dans une série de la mort avec pas moins de deux champions olympiques (Centrowitz et Kiprop) et des cadors comme Souleiman et Iguider.

Pas loin de la qualification

Comme attendu, les avions de chasse restaient planqués au hangar attendant le dernier 500 m. Mekhissi l’avait bien compris et se portait en tête, histoire de contrôler les décollages. Mais à la cloche, le Français se faisait dépasser par l’escouade s’accrochant néanmoins à quelques ailes. Toujours dans le coup pour la qualification à l’entrée de la dernière ligne droite, il perdait quelques places précieuses pour atterrir en septième position (3’46’’17), à moins de trois dixièmes de la gagne (Manangoi en 3’45’’93). Et à la vue du scénario très tactique de sa course, Mekhissi savait que sa place (les six premiers qualifiés directement) le condammait (il restait deux autres séries à courir). « Je savais que c’était les 6 ou rien, lâchait Mekhissi. Je suis septième, ça passe à rien du tout. Il m’a manqué un petit truc sur la fin. »

Néanmoins le Français n’avait pas à rougir d’être si proche de la qualification avec deux courses déjà dans la jambe, quand l’Américain Matthew Centrowitz, pourtant champion olympique en titre, sortait par la petite porte (14e de la même série). « Ma préparation n’était pas axée sur 1500 m mais j’ai abordé cette série comme une finale, continuait Mekhissi. C’était la roulette russe. Même si je ne passe pas aujourd’hui, ça me servira toujours pour l’avenir. »

Pontvianne diminué

Du côté du triple saut, l’avenir s’appelle Jean-Marc Pontvianne. Huitième d’un concours remporté par l’Américain Christian Taylor (17,68, +0,2), après un beau duel avec son compatriote William Claye (17,63 m, -0,1), le Français repart de Londres avec une place de finaliste (8e avec 16,79 m, +0,1). « Je suis mitigé, avouait Pontvianne. Finaliste mondial c’est quand même beau mais le podium était accessible (3e place pour Nelson Evora avec 17,19 m, -0,1). Malheureusement, j’ai une douleur à la cheville gauche depuis les France Elite qui me gêne surtout sur le dernier bond de mon saut. J’ai tout fait pour la soigner et être à 100 % mais je n’y suis pas parvenu. J’ai tout donné, je n’ai rien à regretter. »

Une satisfaction du travail bien fait qu’on retrouvait également chez la jeune Estelle Raffaï. Encore juniors, la Française a terminé huitième de sa demi-finale du 200 m en 23’’45. « Je suis vraiment contente d’avoir participé à ce championnat et d’avoir pu courir en demi-finale, glissait Raffaï. Je n’avais jamais couru dans un stade rempli pour l’athlétisme. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir, je n’étais pas stressée, je me suis dit qu’il fallait tout donner, je n’avais rien à perdre. »

Van Niekerk presque dans l’histoire

Une légèreté que n’avait évidemment pas Wayde Van Niekerk. En route pour l’histoire, le Sud-Africain, déjà champion du monde du 400 m mardi a échoué de peu dans son fou doublé. Deuxième du 200 m en 20’’11 derrière le Turc Ramil Guliyev (20’’09, -0,1), le recordman du monde du tour de piste n’a pas égalé Michael Johnson, dernier athlète auteur de ce doublé aux JO d’Atlanta en 1996.

Un pari presque réussi pour Van Niekerk et qu’on espère gagnant pour Kevin Mayer. Le Français rentre en lice demain pour essayer de devenir le premier Français à remporter le titre mondial au décathlon.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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