Mélina Robert-Michon

Mélina Robert-Michon a décroché la médaille de bronze au lancer de disque.


 

La Française Mélina Robert-Michon a décroché la médaille de bronze du lancer du disque aujourd’hui aux Championnats du Monde de Londres, la quatrième, lors des cinq dernières saisons.

Si vous voulez vous assurer une médaille dans un grand championnat international en athlétisme, mettez Mélina Robert-Michon dans une cage de disque et attendez juste que la magie prenne. A Londres aujourd’hui, à Moscou (2e des Championnats du monde 2013), Zurich (2e des Championnats d’Europe 2014) et Rio (2e des Jeux Olympiques 2016) hier, la discobole ramène quasiment toujours une breloque à la maison. Mais, alors qu’elle s’était habituée à l’argent, c’est avec le bronze qu’elle repartira de Londres.

Une bonne entrée dans le concours

Pourtant, dans un concours lancé sur les chapeaux de roue, la Française prenait très vite les commandes du groupe de chasse, derrière l’intouchable Sandra Perkovic, avec un jet à 65,49 m, le meilleur jusque-là de sa saison. « J’étais vraiment tendue avant le concours et je ne savais comment j’allais gérer ça, expliquait Robert-Michon. Je fais pourtant un très bon premier essai mais derrière, il y a eu une sorte de décompression sur le deuxième et le troisième. »

Une décompression dans laquelle s’engouffrait l’Australienne Dani Stevens (66,82 m au 4e). Et malgré la réaction de Robert-Michon à son dernier essai (66,21 m, 3e performance de sa carrière), c’est bel et bien l’Australienne qui empochait l’argent, et qui échouait d’ailleurs pas loin du pactole à son ultime essai (69,64 m contre 70,31 m pour Perkovic). « Tout de suite, après le concours, j’étais assez dégoutée car j’avais envie de faire mieux, lâchait la Française. J’aurais aimé battre mon record, j’en avais les capacités. Mais avec le recul, ç’a été un concours de très haut niveau comme il y en a rarement. J’étais venu pour faire mieux que ce que j’avais déjà fait. Mais quand je repense à la saison qui a été hyper difficile, je me dis que cette médaille, je suis  vraiment allée la chercher. »

Un 4×400 m féminin encourageant

Une envie d’or que la Française avait encore plus développé ces derniers jours à la vue des lauriers récoltés par Bosse, Mayer, puis Diniz ce matin. Mais il faudra attendre le prochain tour de cage. « Je n’avais pas encore le niveau pour aller les chercher devant mais je ne désespère pas. Les Championnats il n’y a que ça qui me plaît. Je voulais participer à la fête. C’est une grande fierté d’avoir montré que j’étais encore à mon meilleur niveau. »

Un niveau que les filles du 4×400 m ont sublimé pour échouer tout près d’un podium, sur le papier inaccessible. Placée au couloir 2, la France était parfaitement lancée par Estelle Perrossier, avant que Déborah Sananes et surtout Agnès Rahrolahy ne fassent un beau rapproché (4e à l’entame du dernier relais). C’était donc au tour d’Elea Mariama Diarra de s’élançer en position du chasseur. Revenue à la hauteur des Polonaises et des Anglaises, alors que les Américaines ne courraient pas sur la même piste (1e en 3’19’’02), la Française pouvait croire à un exploit dans les 200 derniers mètres.

Troisième meilleur bilan pour les Bleus

Mais la dernière ligne droite était trop longue pour Diarra et c’est finalement une quatrième place que récoltaient les Bleues (4e en 3’26’’56 derrière la Grande-Bretagne en 3’25’’00 et la Pologne en 3’25’’41). « On est contentes de nous, lâchait Elea Mariama Diarra. On est arrivées avec le huitième temps et on finit quatrièmes. Il y a toujours de la frustration de ne pas terminer sur le podium mais on a concrétisé notre travail et je pense que la prochaine ce sera la bonne. »

Et alors que les garçons bouclaient ces Mondiaux à la huitième place du 4×400 m (3’01’’79), la délégation française, quatrième nation au bilan des médailles, pouvait sourire. Avec un total de cinq médailles, le troisième meilleur des Bleus en Championnats du monde, la France a montré qu’elle avait su surfer sur Rio, le tout avec des jeunes (Bosse, Mayer), une star (Lavillenie) et de beaux « anciens » (Diniz et Robert-Michon). De quoi rêver à des Championnats d’Europe record à Berlin dans un an ?

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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