Lavillenie_emotion

Renaud Lavillenie était très ému après avoir décroché sa médaille.

 

Au courage, Renaud Lavillenie a décroché une nouvelle médaille de bronze qui suffisait à son bonheur après une saison très compliquée.

A le voir pleurer dans les bras de son clan et notamment de son frère Valentin dans la tribune en face du sautoir du stade olympique de Londres, on pourrait penser que Renaud Lavillenie est passé à côté de sa finale mondiale. Mais en décrochant une cinquième médaille mondiale en plein air, le recordman du monde a encore montré qu’il était bel et bien un sauteur de haut niveau. Ses larmes étaient plus un mélange de déception puisque le champion déteste plus que tout la défaite mais aussi de joie après une saison très compliquée. « C’est la plus belle de toutes», lui lâchait à l’oreille son kiné Dimitri Gratia.

Au bord du gouffre à 5,89 m

Pas la plus dorée, mais certainement l’une des plus dures à décrocher pour le perchiste. Car avant de s’envoler à 5,89 m ce soir, sa meilleure performance de la saison, Renaud Lavillenie a trainé sa peine sur les sautoirs toute la saison, se blessant tôt dans l’hiver et ne reprenant que tardivement ses séances de sauts qu’il chérie tant. C’est donc un Lavillenie sur courant alternatif qui se présentait au stade olympique de Londres. Mais après des qualifications rondement menées en deux sauts, le Français semblait monter en puissance malgré des douleurs au dos qu’il soignait encore ces jours-ci.

D’ailleurs, son échauffement et son acclamation à l’annonce de son nom lors de la finale laissaient croire que tout pouvait arriver ce soir. Facile à 5,65 m, puis à 5,75 m, le Français échouait à sa première tentative à 5,82 m. De là, le jeu des impasses se mettait en place puisque le Chinois Xue et l’Américain Kendricks passaient au premier essai. L’enjeu se déplaçait donc sur 5,89 m. Sam Kendricks continuait son concours parfait alors que le Polonais Piotr Lisek passait aussi au premier coup. Pas loin sur son premier essai, Lavillenie se retrouvait donc en bout de sautoir avec la peur de repartir bredouille (en cas d’échec le bronze serait revenu au Chinois Xue) mais c’est là que le Français sortait son plus beau saut de la saison. « J’ai été à 3 000 % au bon moment », lâchait-il.

Le meilleur concours au bon moment

Derrière, Kendricks en remettait une couche à 5,95 m (au 3e essai). C’a en était trop pour Lavillenie et Lisek qui rendaient les armes. « Celle là elle a de la saveur, expliquait le champion olympique 2012. D’habitude, je suis plutôt du genre à perdre une médaille d’or. Autant là, je pense que j’ai été la gagner. Ce qui me rend fier c’est que j’ai fait mon plus beau concours de la saison aux Championnats du monde et ça, je n’ai pas toujours été capable de le faire. »

Une fois le concours terminé, Lavillenie, en pleurs, n’était plus capable de sortir des bras de son frère Valentin et de son ami Dimitri Gratia, alors qu’il cherchait du regard son agent Julien Galland, seuls membres du clan ayant fait le déplacement. Même si devant leur télé, sa femme et sa petite fille devaient être fières de leur homme, qui entrera encore avec une médaille autour du cou.

Axel Chapelle beau sixième
Sixième des derniers Championnats d’Europe en salle, Axel Chapelle a réussi la même performance cette fois au niveau mondial. Impeccable à 5,50 m puis 5,65 m, le Français n’a pas réussi à franchir 5,75 m. Mais son début de concours parfait lui a permis de décrocher une belle place de finaliste pleine de promesse.

A lire également

Mondiaux de Londres : Pierre-Ambroise le nouveau Bosse

Mondiaux de Londres : Trop tard pour Mahiedine Mekhissi

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Website Comments

Post a comment