Freddy Guimard

Freddy Guimard et Emmanuel Roudolff-Lévisse seront les deux seuls seniors français présents en Ouganda pour les Mondiaux de cross.

 

Alors que l’équipe de France n’aura que trois athlètes engagés, les Championnats du monde de cross de Kampala (Ouganda) s’annoncent comme les plus importants organisés depuis dix ans.

Pour l’IAAF, les Championnats du monde de cross-country organisés le 26 mars prochain à Kampala (Ouganda) seront les plus gros depuis 2006. A l’époque, à Fukuoka, Kenenisa Bekele dominait outrageusement dans les labours (et sur la piste également), puisqu’il avait signé au Japon son dernier doublé cross court – cross long. C’était une autre époque, où les athlètes spécialistes de l’effort court pouvaient encore venir jouer dans la boue.

La fin du cross court

Depuis, le cross court a disparu, ce qui a logiquement réduit le nombre d’athlètes présents lors du rendez-vous mondial, qui après avoir longtemps été amené à se répéter tous les ans, a appris, depuis, à sauter une année. Dix ans, où le cross a semblé mourir, tombant dans l’indifférence totale, et où aucun champion n’est vraiment sorti du lot, comme ont pu le faire dans leur temps Paul Tergat ou l’Ethiopien Bekele.

Un cocktail mortel que les instances de l’IAAF ont essayé de contrer depuis peu, avec dans de nombreuses commissions, l’ouverture de boîtes à idées pour relancer la discipline, pourtant fondatrice dans le développement de tous les athlètes.

L’arrivée d’un relais mixte court d’ailleurs dans ce sens. Puisqu’en plus des délégations présentes sur les courses juniors et seniors, celles qui en ont fait le choix (13 au total) pourront aligner une équipe composée de deux hommes et deux femmes, pour couvrir une distance d’environ 2 km chacun.

Pas d’équipe engagée chez les Bleus

Une réforme qui consiste à relancer la discipline tout en la rendant plus spectaculaire et télégénique. Le premier effet est rempli puisque pour cette édition 2017, 557 athlètes de 60 pays seront au départ des différentes courses. Un total qui est supérieur aux six dernières éditions des championnats du monde de cross.

Une recrudescence d’athlètes dont la France n’est pour rien, puisqu’avec seulement trois éléments (voir notre article), la délégation tricolore sera l’une des plus petites présentes en Ouganda. Dommage ! Surtout quand on entend à longueur de champs qu’il faut redynamiser le cross. Et même si la DTN n’est pas responsable des choix des tops athlètes (qui préparent d’autres objectifs) le message envoyé aux coureurs, et surtout aux jeunes (aucune équipe juniors engagée), ne semble pas être le bon.

Car ce dimanche 26 mars, l’Ouganda va accueillir la fête planétaire du cross-country et ils ne seront que trois tricolores à vivre ça.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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