Meeting de Paris

Kévin Menaldo a remporté le meeting de Paris avec un saut à 5,72 m.

 

Le meeting de Paris indoor a permis à Pascal Martinot-Lagarde et Kévin Menaldo de s’imposer alors que Ladji Doucouré, qui a annoncé sa retraite pour la fin de l’hiver, a été fêté comme il le mérite.

Voilà six ans que Bercy, aujourd’hui AccorHotels Arena, n’avait plus accueilli d’athlétisme. Et le retour a été plutôt réussi. Dans une salle bien garnie, il y en avait pour tous les goûts avec la grâce de la championne olympique belge Nafissatou Thiam, le sourire de Kévin Mayer ou la rage de vaincre de Pascal Martinot-Lagarde. Mais parmi toutes les étoiles présentes sur la piste, une brillait plus que les autres. Bientôt retraité des pistes, Ladji Doucouré a reçu l’ovation que sa carrière méritait. Aligné sur le 60 m haies, le champion du monde 2005 n’avait pas les jambes pour lutter devant (éliminé en série en 8’’25), mais le principal était ailleurs. « La première sensation c’est de la frustration sur la course, lâchaît Doucouré. Même si cette compétition a une saveur particulière, parce que c’est la fin, il fallait que je me concentre et que je fasse une bonne course, mais sur l’aspect technique je m’en veux. Je voulais venir là et me bagarrer, ne rien lâcher. »

Darien et Martinot-Lagarde au coude à coude

Surpris comme beaucoup d’athlètes par la piste, un coup mole, un coup très rebondissante, Doucouré n’a pas pris le départ qu’il souhaitait. Désireux de recourir, il s’est donc« incrusté » dans la série du triathlon aux côtés de Mayer, Auzeil et Quérin. De quoi reprendre un bain de foule. Plus à l’aise (8’’05), il a pu quitter la piste sa fille dans les bras, juste avant que ses futurs ex-collègues du 60 m haies ne s’élancent.

Meeting de Paris

Ladji Doucouré a quitté l’arène avec sa fille dans les bras.

 

Parmi eux, ses descendants, Pascal Martinot-Lagarde en tête, ont repris le flambeau ce soir. A la bagarre tout au long de la course avec Garfield Darien, Pascal Martinot-Lagarde a égalé la meilleure performance française de l’hiver de Dimitri Bascou (7’’51). Très proche, Garfield Darien termine deuxième en 7’’54 alors que Simon Krauss se rapproche encore des minima (7’’69, 4e). « J’avais des fourmis dans les jambes car je restais sur deux déceptions, lâchait Martinot-Lagarde. On s’est un peu touchés avec Garfield mais ça ne m’a pas gêné. »

Lemaitre se cherche encore

Bascou blessé, Martinot-Lagarde s’avance donc vers Belgrade avec une belle étiquette de favori. Une place sur le podium sur laquelle va pouvoir lorgner également Kévin Menaldo. Vainqueur ce soir à Bercy pour sa première dans l’enceinte parisienne, le médaillé de bronze 2014 du saut à la perche a repris le leadership national à Renaud Lavillenie avec un saut à 5,72 m. De quoi penser de plus en plus à Belgrade même si pour l’heure il n’a pas réussi officiellement les minima (5,78 m). « Je suis content de m’imposer et de réussir mon season best dans cette salle. C’est mon cinquième meeting d’affilée à 5,60 m ou plus. C’est une belle régularité. »

Une régularité que Christophe Lemaitre cherche encore. Très fort lors de sa rentrée à Tignes (6’’58), le TGV de Culoz cherche depuis ses marques entre une finale manquée à Mondeville (6’’66), et un manque de finition à Bercy (4e en 6’’63, 6’’62 en finale). « Techniquement, je me suis senti mieux qu’à Mondeville. Mais je manque encore de vélocité. J’ai rectifié des choses mais il me manque du rythme pour finir. »

Thiam et Nana-Djimou plus fortes que les garçons

Finir, Kévin Mayer n’en a pas eu l’occasion. Lancé dans un triathlon (longueur, poids, 60 m haies) mixte (classement à la table hongroise) notamment face à Antoinette Nana-Djimou et Nafissatou Thiam, le vice-champion olympique du décathlon a abandonné sur 60 m haies, après un refus d’obstacle. « Ca fait deux mois que je prépare ce départ en sept foulées. Ce n’est pas passé mais c’est prometteur car j’ai acquis énormément de puissance. » Finalement, au jeu des points, c’est la championne olympique Thiam (6,32 m, 15,35 m, 8 »45) qui remportait les épreuves combinées devant Antoinette Nana Djimou. « On a eu l’impression de courir sur trois pistes différentes commentait Nana Djimou. Contre les garçons on a encore plus de niaque. »

De la niaque, il en faudra encore pour tous ces athlètes qui se sont donnés rendez-vous à Bordeaux dans dix jours pour remettre ça.

Tous les résultats du meeting de Paris.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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