Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie a franchi 5,87 m ce soir à Lausanne.

Dans un sublime concours de perche, le recordman du monde Renaud Lavillenie a retrouvé des couleurs en franchissant 5,87 m. Le Français est néanmoins tombé sur plus fort que lui aujourd’hui avec Sam Kendricks et Pawel Wojciechowski qui ont franchi 5,93 m.

Ca faisait un mois que Renaud Lavillenie regardait la météo pour savoir quand est-ce qu’il aurait enfin de bonnes conditions pour sauter. Car depuis le début de l’été, le français a enchainé les concours de perche casse-gueules, rendus compliqués soit par le vent, soit par la pluie, soit par les deux. Cette fois, à Lausanne, Lavillenie savait que seul sa forme du jour allait compter. Car depuis mardi, l’été s’est arrêté en Suisse et ce soir, pour le meeting, le thermomètre affichait 25 degrès et le vent était quasi-inexistant. « Les conditions sont parfaites », glissait Gérald Baudouin, l’entraineur de Kévin Ménaldo en début de concours.

Kendricks en costaud

Des conditions parfaites, et un plateau de rêve, on pouvait donc s’attendre à du beau spectacle. D’ailleurs, tout ce beau monde attendait 5,73 m pour commencer à s’éparpiller dont Valentin Lavillenie (finalement 9e avec 5,63 m). Ils étaient néanmoins sept à tenter la barre suivante placée à 5,81 m. Les deux Français Renaud Lavillenie et Kévin Ménaldo manquaient leurs deux premiers essais alors que Kendricks montrait qu’il était le patron au premier.

Mais alors que Ménaldo en restait là (4e avec 5,73 m), c’était au tour de Renaud Lavillenie de retrouver des couleurs. A son troisième essai, le Clermontois réussissait l’un des sauts dont il a le secret pour rester vivant dans le concours. Reboosté, le Français enchainait en franchissant 5,87 m, sa meilleure marque de l’été à son deuxième essai. Malheureusement pour lui, Kendricks et Wojciechowski faisaient de-même. Et on se retrouvait donc avec trois garçons à 5,93 m. « Il y avait la finale des Championnats du monde aujourd’hui », lâchait Ménaldo.

Digne d’une finale mondiale

Dans cette finale avant l’heure, Lavillenie rendait les armes à 5,93 m (3e avec 5,87 m) après trois tentatives très honnêtes. « Je n’arrêtais pas de répéter que la perche c’est compliqué avec des conditions climatiques compliquées, rappelait Lavillenie. Là, on a eu de bonnes conditions, ça fait plaisir. J’ai pu commencer à prendre des repères. Je me suis vraiment battu jusqu’au bout. 5,87 m ça fait forcément du bien car c’est un niveau de performance que je vaux actuellement. Ca fait plaisir de faire un concours où j’ai pu m’exprimer. »

De son côté Kévin Ménaldo était également satisfait de sa soirée suisse. « Pour 5,81 m, je prends ma plus grosse perche de la saison mais il me manque juste un petit réglage. Je commence à être dans mon pic de forme. Quand je vais régler ça je pourrai être à la bagarre avec les autres. »

Pontvianne en a plein le dos

La bagarre, Jean-Marc Pontvianne n’a pas pu vraiment y participer au triple saut. Gêné aux lombaires depuis le concours des Championnats d’Europe par équipes, le Français a réussi un bon premier essai (16,84 m, +0,4, 6e) avant de ressentir une nouvelle fois ses douleurs. Et c’est impuissant qu’il a pu assister au beau duel entre Pedro Pichiardo (1er avec 17,60 m) et le double champion olympique Christian Taylor (2e avec 17,49 m). « Je suis déçu, lâchait Pontvianne. C’est mon troisième concours de Diamond League autour des 16,80 m. Il ne manque pas grand-chose à chaque fois mais mes petits problèmes au dos me gênent. C’est dommage car au dernier essai ça partait vraiment bien mais j’ai cédé sur le dernier bond. »

Jean-Marc Pontvianne

Jean-Marc Pontvianne a terminé 6e du meeting de Lausanne.

Pour le reste, on retiendra la victoire de la Franco-suisse Lore Hoffmann sur le 800 m « B » en 2’06’’70, alors que les juniors Leila Hadji et Mathilde Sénéchal se sont respectivement classées 7e (4’23’’58) et 8e (4’25’’78) du 1 500 m U20. Un 1 500 m qui était la dernière épreuve du pré-programme avant que le show Diamond League ne débute avec ses stars et ses tentatives de records du monde de Genzebe Dibaba sur le mile (4’16’’05 contre 4’12’’56 pour le record) ou de la Russe Mariya Lasitskene, qui après avoir effacé une barre à 2,06 m à la hauteur, a tenté trois fois le record du monde en tenant 2,10 m, en vain.

Une dernière épreuve qui bouclait un meeting suisse haut en couleurs et qui, comme à son habitude, refermait ses portes avec un feu d’artifices, différent de celui qu’on venait de vivre pendant deux heures, mais tout aussi beau.

Tous les résultats.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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