Eloyse Lesueur

Eloyse Lesueur a décidé de pratiquer le triple saut en parallèle de la longueur.

 

Depuis le début de la saison d’athlétisme, la championne du monde en salle 2014 de la longueur n’évolue que sur les sautoirs de triple saut. Un pari qu’elle a décidé de tenter avec ses entraineurs Laurence Bily et Teddy Tamgho, sans pour autant tirer un trait sur sa discipline de prédilection.

On peut dire qu’Eloyse Lesueur (28 ans) est une bonne élève. Après moins d’un an de triple saut, l’internationale française à la longueur a déjà franchi la barrière des 14 m (14,10 m le 21 mai). Il faut signaler que la championne du monde en salle (2014) et double championne d’Europe (2012 et 2014) de la longueur ne partait pas de nulle part à la vue de ses références (6,92 m). Mais le triple saut n’est pas la longueur, même s’il faut atterrir dans le sable après avoir couru sur un sautoir.

Un défi tenté avec Tamgho et Bily

Cependant, depuis le début de la saison 2017, Lesueur a décidé de tenter le pari triple saut, délaissant pour le moment la longueur pour ne s’aligner que sur des concours à trois bonds (quatre depuis le début de l’année). « Le triple saut c’est surtout un défi qu’on s’est lancé avec Laurence Billy et Teddy Tamgho (ses entraineurs). On pense que ça peut donner de belles choses sans pour autant arrêter la longueur. »

Depuis son départ de l’INSEP en septembre 2015, Lesueur s’entraine au CREPS de Boulouris avec notamment Teddy Tamgho, champion du monde 2013 du triple saut, et coach d’une pléiade de talents. Dans ce contexte, on comprend qu’elle ait été tentée par le pari, surtout après une saison 2016, où longtemps blessée, elle n’a pas pu exploiter son potentiel à la longueur. « La longueur ne me saoulait pas du tout. Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à y faire. Mais le triple n’est pas incompatible avec la longueur. Je me dis que ça peut m’aider à débloquer quelque chose à la longueur. On a déjà vu des sauteurs qui faisaient les deux, donc je ne vois pas pourquoi je n’y arriverais pas. »

Accent mis sur le triple saut

Mais pour l’heure, Eloyse Lesueur est avant tout une triple sauteuse, du moins en compétition, puisqu’elle a une bonne dose de réglages à assimiler. « Pour le moment, on a décidé de mettre le triple saut en avant parce que j’ai beaucoup de travail et que je suis obligée d’avoir des réglages en compétition. »

Auteure de 13,78 m au meeting de Forbach ce dimanche (voir article),  elle sera une nouvelle fois alignée ce samedi (3 juillet) sur sa nouvelle discipline à l’occasion du meeting de Marseille. Sa rentrée à la longueur n’est d’ailleurs pas encore prévue. « Je ne sais pas quand je ressauterai en longueur. Je suis surtout axée sur le triple saut pour l’instant. Et quand j’aurai vraiment mes réglages, je me mettrai à la longueur. »

Doubler à Londres ?

Histoire de tenter de doubler lors des Championnats du monde de Londres (4 au 13 aout) ? « Pourquoi pas ? Je ne sais pas trop comment est fait le programme des Mondiaux. Mais ça ne me dérangerait pas d’être qualifiée sur le triple saut. Je travaille sur les deux disciplines. Ce n’est pas comme si j’étais tombée dans le triple par hasard et que je me qualifiais par défaut. »

Avec un concours tous les deux jours (5 août : qualification du triple saut/ 7 août : finale du triple saut / 9 août : qualification de la longueur / 11 août : finale de la longueur), la tentative est possible, maintenant, il faudra réussir les minima, fixés à 6,75 m à la longueur et à 14,25 m au triple saut. Un beau pari.

Retrouvez les recettes de cuisine concoctées par Eloyse Lesueur.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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