IAAF

L’IAAF et son président Sebastian Coe ont lancé ce mardi 29 novembre un portail pouvant permettre de dénoncer une pratique dopante.

 

La Fédération internationale d’athlétisme vient de lancer un nouveau portail intitulé « Report Doping ». Une plateforme permettant à n’importe quelle personne de délivrer une information concernant un fait de dopage.

Mise à mal par les différents derniers scandales de dopage qui l’ont touchée, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) vient de lancer un nouveau portail destiné à l’aider à lutter contre le dopage. Ce portail qu’elle qualifie de « dernière arme pour lutter contre le dopage » ne concerne ni les contrôles des athlètes, ni la mise en place de nouvelles techniques de dépistage, mais il fait tout simplement appel aux citoyens.

En effet, sur le site de l’IAAF, vous pouvez retrouver, depuis aujourd’hui, le portail « Report Doping » où n’importe quel utilisateur peut se connecter pour dénoncer ou interpeller sur un fait de dopage. « L’IAAF s’engage à préserver l’intégrité des compétitions d’athlétisme partout dans le monde. Pour protéger l’athlétisme, nous avons besoin du soutien de tous les athlètes. Si vous avez connaissance de la moindre information se rapportant à un cas de dopage potentiel, merci de bien vouloir remplir la fiche anonyme qui sera transmise au service antidopage de l’IAAF, est-il signalé en amont du questionnaire à remplir. Nous mettons constamment à jour nos informations portant sur le dopage dans le milieu sportif. Les informations dont vous avez connaissance, même si elles semblent anodines, pourront nous aider à remplir notre mission. »

Crédibilité des donneurs d’alerte ?

Une façon peut-être un peu spéciale d’agir mais qui pourrait permettre à des langues de se délier à la vue de la façon de procéder via un questionnaire. Pour faire une déclaration, l’individu doit, dans un premier temps, désigner le type de personne qu’il accuse : athlète, entraineur, responsable, personnel médical… Puis, il doit sélectionner le pays dans lequel a eu lieu l’incident. Enfin, il faut inscrire dans une petite zone de texte des renseignements plus précis sur la personne visée : nom, date de l’incident, type de dopage, type de substance…

Pour finir, le donneur d’alerte, qui peut rester anonyme s’il le souhaite, doit préciser s’il a été témoin d’une scène de dopage ou s’il témoigne juste à la suite de bruits de couloirs ou de soupçons. Des détails que devront évidemment vérifier les enquêteurs chargés de travailler sur ces témoignages. Car cette plateforme pourrait vite devenir un ramassis de dénonciations non fondées ou il faudra démêler le vrai du faux.

Dans tous les cas, les tricheurs devront de plus en plus faire attention puisque dorénavant, un simple coéquipier d’entrainement ou un bénévole, pourront les dénoncer.

Pour consulter le portail.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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