Rénelle Lamote

Rénelle Lamote a terminé cinquième du cross court des LIFA.

 

La vice-championne d’Europe du 800 m a signé son retour à la compétition ce dimanche lors des LIFA de cross à Coulommiers. Cinquième du cross court, Rénelle Lamote (23 ans) sera dans trois semaines au départ des Championnats de France de la spécialité, six mois après sa série manquée des JO. Une période qu’elle a passée à soigner une blessure à un pied. Entretien.

Son nom est apparu presque comme par enchantement sur les start-lists des demi-finales des Championnats de France de cross d’Ile-de-France. Annoncée forfait pour la saison indoor, on voyait mal Rénelle Lamote revenir aux affaires les pointes pleines de boue. Surtout après une fin d’été, un automne et le début de l’hiver passés à soigner une aponévrosite plantaire Mais c’est bel et bien sur le parcours boueux de Coulommiers que la vice-championne d’Europe du 800 m a renoué avec la compétition, six mois après son élimination en série des Jeux olympiques (5e). « Normalement, je devais faire la saison indoor, avoue-t-elle. Mais quand j’étais aux Jeux, j’avais déjà des soucis au niveau de mon pied. Et ç’a duré très longtemps. Là, ça fait un mois que j’ai repris un vrai entrainement. Le cross, c’était histoire de voir où est-ce que j’en étais par rapport au travail qu’il me manque. »

Blessée l’hiver, une mauvaise habitude

Cinquième du cross court remporté par sa coéquipière d’entrainement Johanna Geyer—Carles, Rénelle Lamote a déjà rattrapé un peu de son retard. C’est d’ailleurs, malheureusement devenu une habitude depuis deux saisons. Déjà blessée l’hiver dernier (voir notre article), la protégée de Thierry Choffin avait fait un retour express aux affaires pour battre son record personnel dès sa troisième course (1’58’’84 à Rabat), avant de le porter à 1’58’’01 début juin à Birmingham. Un début d’été tonitruant qui l’avait rendue peu à peu favorite pour les Europe d’Amsterdam et potentiellement médaillable à Rio. Finalement, deuxième aux Pays-Bas et éliminée en série des JO, elle avait stoppé sa saison dès le Brésil. « L’année dernière, j’ai géré la douleur tout au long de la saison. Mais après les Jeux, on voulait vraiment la soigner correctement avec Thierry donc on a coupé tout de suite. J’ai repris en septembre en pensant que ça irait mieux et en fait, c’était toujours là. J’ai dû faire beaucoup de soins, j’ai même eu un œdème dans l’os. C’a été assez long. On a donc coupé plus que prévu. Mais là, c’est reparti. »

Repartir dans le langage de l’athlète de l’Athlé Sud 77 c’est pouvoir se rentrer dedans à l’entrainement et mettre les pointes pour filer sur la piste, loin du vélo et de l’aquajogging. Mais pour l’heure, seule la boue lui est autorisée. « On va terminer le cycle de foncier et quand je serai prête pour reprendre les bonnes spé lactiques, on se lancera. La vitesse ça me manque beaucoup mais je ne m’inquiète pas car je sais que ça revient vite. »

Un top 5 aux France de cross ?

Pour preuve, avec seulement un stage de reprise au Portugal en janvier, Rénelle Lamote est déjà devant. « Je suis agréablement surprise car je fais cinquième mais je vois que je ne suis pas très loin des filles. Finalement, malgré mon gros gabarit, la boue me convient assez bien. Je vais faire les France de cross et je sais que dans trois semaines, la forme sera déjà bien revenue. Je suis plus confiante. »

Septième du cross court en 2014 pour sa dernière sortie sur les France, la spécialiste du 800 m visera avant tout la victoire par équipes à Saint-Galmier même si, la compétitrice qui est en elle, aura du mal à se contenter d’un accessit. « Le titre par équipes ça serait vraiment top et c’est pour ça qu’on va y aller. Ce cross c’était pour prendre la température. Là, je me dis que d’ici trois semaines, je pourrai être avec les filles devant. Donc un top 8, voire un top 5, ça sera l’objectif. »

Ensuite, ses objectifs basculeront évidemment sur le double tour de piste et les Mondiaux de Londres. Un été qu’elle aborde avec sérénité car, par rapport à l’année dernière où elle n’avait repris la course qu’en mars, elle a cette fois presque de l’avance. « Ca fait deux saisons que j’ai des problèmes l’hiver. Mais là, ça va, on a moins de retard que l’an dernier. Je suis confiante pour cet été. »

Mais en attendant le tartan, place à la boue.

Pour lire notre reportage sur les LIFA de cross.

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Website Comments

Post a comment