Thomas Larchaud continuera à courir également des 800 m. (France Elite 2013)

Thomas Larchaud va se lancer dans une carrière de lièvre. (photo : France Elite 2013)

 

Déçu par ses performances individuelles sur 800 m, le Nordiste Thomas Larchaud va se lancer pleinement dans une carrière de lièvre. Un rôle qu’il a déjà joué à plusieurs reprises et qu’il effectuera une nouvelle fois aujourd’hui (samedi 6 février) lors du 1 500 m du meeting de Mondeville.

En début de saison, Thomas Larchaud est dans l’incertitude. Ses 1’48’’60 sur 800 m de 2015 lui restent encore en travers de la gorge (record : 1’48’’56 en 2013). Pourtant, à l’entrainement, tout indiquait qu’il était capable de franchir un palier supplémentaire. « L’année dernière, je m’étais dit que si je ne « perfais » pas, je tentais le 400 m haies ou je devenais lièvre. Je ne vais pas me voiler la face. Pour exister au 800 m, il faudrait que je gagne deux secondes. Au mieux, je pourrais faire 1’47. »

Le voilà donc à la reprise à s’essayer au 400 m haies. Une discipline qu’il n’avait pas soupçonnée aussi traumatisante. « Les demi-fondeurs ne sont pas faits pour ça, rigole-t-il. C’est une discipline qui « tape » au niveau des os et des muscles. Je ne suis pas conditionné pour ça. » Après un petit détour manqué en janvier sur 400 m indoor (51’’03), il a décidé de revenir à ses premiers amours dans le groupe d’Alain Lignier. « Je me suis remis en cause au mois de janvier. J’ai décidé de repartir sur la deuxième option. »

« Je connais les allures »

Une option où il faut courir le chrono en tête. « Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours su courir aux allures demandées. J’ai ce truc là. Grâce au travail effectué depuis de nombreuses années, je connais les allures. A l’entrainement, c’est toujours moi qui emmène les séances. »

Des qualités de métronome qui font de ces « paces »  des espèces très recherchées (de 500 à 1 000 euros de prime pour un meeting national) par les organisateurs et les champions qui souhaitent vaincre le temps. A l’image de Taoufik Makhloufi (champion olympique en titre du 1 500 m) qui avait fait appel aux services de Thomas Larchaud la saison passée pour le 1 000 m du meeting de Nancy (record d’Algérie du 1 000 m en 2’13’’08). « Les mecs me font confiance. Il faut que je me serve de ce don là. »

A la recherche d’un agent, Thomas Larchaud a décidé de développer son don pour atteindre son rêve. « C’est une possibilité pour rentrer dans des gros meetings. Je veux vivre une carrière d’athlète professionnel en parallèle. Mon rêve serait de tirer une Diamond League. »

Continuer le 800 m en parallèle

Pour se faire connaître, le Lillois va bientôt lancer sa page Facebook sur laquelle il compte prouver qu’il est un lièvre de luxe. « Je posterai une vidéo d’une séance où j’annoncerai les temps que je vais courir. »

Et avant peut-être d’emmener Asbel Kiprop vers le record du monde, il sera ce samedi (6 février) à la baguette du 1 500 m de Mondeville pour tenter d’emmener le peloton sur les bases de la meilleure performance mondiale de l’année (3’39’’77 par Elijah Manangoi). « Tu as la reconnaissance de l’organisateur et des coureurs quand tu fais du bon travail. C’est un boulot ingrat mais je suis autant content pour l’athlète que pour moi. A Mondeville, s’ils collent (une allure de 1’55 demandée au 800 m), ça devrait le faire ! »

Après Mondeville, on le retrouvera peut-être à Eaubonne (9 février) et assurément à Metz (21 février). Un emploi du temps chargé qui ne l’empêchera pas de se « faire plaisir sur des 800 m ».

 

Le record d’Algérie du 1 000 m de Taoufik Makhloufi lors du meeting de Nancy 2015 avec une course emmenée par Thomas Larchaud.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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