bilan

Les Françaises Yanis David et Hilary Kpatcha ont rapporté le titre et une médaille de bronze à la longueur.

 

Les Championnats du Monde juniors se sont terminés ce dimanche avec un total de cinq médailles pour l’équipe de France. Retour sur une semaine intense pour les jeunes pousses français.

La performance

Plutôt attendue au triple saut, Yanis David s’est imposée à la longueur avec un saut à 6,42 m. Une soirée dorée pour l’équipe de France puisque sa compatriote Hilary Kpatcha avait réussi à grimper sur la troisième marche du podium (6,33 m).

La révélation

Même elle ne s’y attendait pas. Troisième du 200 m (23’’48), Estelle Raffaï a tout simplement rayonné lors de ces Championnats du Monde. Egalement pilier du relais 4×100 m féminin, elle a eu un rôle prépondérant dans l’obtention de la médaille d’argent.

Le classement

Avec cinq médailles, la France se classe onzième nation (10e place au classement au nombre de finalistes) de ces Championnats, évidemment très loin des Etats-Unis (21 médailles). Néanmoins, ce total est le deuxième meilleur de l’histoire de la délégation française à un Mondial juniors derrière les six médailles de Santiago du Chili (2 000).

bilan

Estelle Raffaï a décroché deux médailles aux Championnats du Monde avec l’argent sur le relais 4×100 m et le bronze sur le 200 m.

 

Le désagrément

La majorité des athlètes français s’est plaint à un moment donné de maux de ventre durant ce championnat, allant jusqu’à des vomissements pour certains juste avant leurs épreuves. Installé dans le campus universitaire de Bydgoszcz, la délégation française se restaurait dans une cantine improvisée sous de grandes tentes. Et selon les dires de plusieurs de ses membres, la chaîne du froid n’était pas tout le temps optimisée. Des problèmes gastriques qui ont poussé les Français à aller se restaurer dans d’autres établissements de la ville.

L’ambiance

Malgré un stade très souvent vide, les Français ont participé à la bonne ambiance générale lors des sessions du soir. Très souvent la Marseillaise a résonné pour venir contrecarrer les chants américains : « U, S, A, USA ! » D’ailleurs, dès qu’ils le pouvaient, les athlètes se rendaient dans les tribunes pour suivre leurs amis. A l’image des demi-fondeurs Jimmy Gressier et Fabien Palcau, engagés sur le 5 000 m en fin de championnat et qui ont filmé avec leurs portables les courses des autres demi-fondeurs pour les retransmettre en direct sur les réseaux sociaux.

L’ennui

Mise à part venir au stade pour assister aux épreuves, les activités ne font jamais légion lors des grands championnats. Et encore moins dans une ville comme Bydgoszcz (Pologne), très mignonne mais loin de l’effervescence de Barcelone, par exemple, où avaient eu lieu les Mondiaux juniors 2012. Le temps a donc paru assez long pour les Français qui sont arrivés une bonne semaine avant le début de la compétition. Pour ceux dont l’épreuve débutait en fin de semaine, les derniers jours ont été marqués par une certaine lassitude.

L’espoir

Avec 18 athlètes nés en 1998 sur 41, la France comptait dans ses rangs de nombreux juniors première année dont les médaillés Raffin, Kpatcha et Raffaï. Des athlètes qui seront l’année prochaine de grandes chances de médailles pour les Championnats d’Europe.

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment