Ladji Doucouré

Ladji Doucouré est dorénavant entraineur d’un groupe d’athlètes élite.

 

Présent ce samedi à l’INSEP pour la fin de la tournée 2017 de son association Golden Blocks, Ladji Doucouré est également depuis septembre l’entraineur des internationales Sandra Gomis, Aisseta Diawara et la jeune Cyrena Samba-Mayela.

Depuis les Championnats de France en salle 2017 de Bordeaux en février dernier, Ladji Doucouré est un champion du monde retraité des pistes. L’occasion de se consacrer pleinement à son association Golden Blocks et de réaliser une belle tournée dans plusieurs villes de France (en Ile-de-France mais également à Bordeaux, Nantes ou Tours, entre autres) pour faire découvrir son sport. Comme un symbole, cette tournée s’est d’ailleurs conclue à l’INSEP ce samedi, là où Doucouré s’est construit en tant qu’athlète. « J’ai passé la moitié de ma vie à l’INSEP, résume-t-il. A la base, on veut délocaliser le stade dans les quartiers. Mais là, pour la fin de la tournée, c’était bien de retourner sur la piste. »

Basé à Alfortville

De son côté, il n’a pas attendu longtemps pour retourner sur le tartan. Entraineur diplômé d’Etat au printemps dernier, Ladji Doucouré est depuis septembre à la tête d’un petit groupe d’entrainement, où l’on retrouve les internationales seniors Sandra Gomis, Aisseta Diawara et la vice-championne du monde cadettes Cyrena Samba-Mayela, toutes trois spécialistes du 100 m haies. « On est basés sur Alfortville, raconte Doucouré. C’est sûr que c’est plus simple de commencer avec ma discipline car c’est ce que je connais le mieux. »

Surtout, le champion du monde 2005 du 110 m haies débute sa carrière d’entraineur avec tout de suite de beaux challenges à relever. Demi-finaliste à Rio et auteure de son record en 2016 (12’’79), Sandra Gomis (33 ans) a connu une saison 2017 plus compliquée. De son côté, Aisseta Diawara (28 ans), grande espoir de la discipline (12’’88 à 23 ans en 2012) amorce un retour au plus haut niveau, alors que Cyrena Samba-Mayela (13’’22 à seulement 16 ans, recordwoman de France cadettes en 12’’98 sur des haies à 0,76 m), à bientôt 17 ans, est la pépite de la discipline. « Je suis en train d’apprendre à transmettre le savoir que j’ai eu, avoue Doucouré. Là où il ne faut pas se tromper, c’est de leur donner envie de trouver des sensations que moi j’ai pu avoir. Je prends ce que je pense être bon et j’essaie de leur donner le chemin. »

Ramener les jeunes dans les clubs

Et même s’il avoue avoir passé un été difficile à regarder les copains courir – « j’avais envie d’y aller mais c’est là qu’on voit que la tête est toujours en avance sur le corps » – son passage de l’autre côté de la barrière semble s’être parfaitement déroulé. « C’est dans la logique normale. Je suis tombé amoureux de ce sport et maintenant j’ai envie d’accompagner les gens. C’est surtout ça qui m’intéresse. Je suis toujours sur les pistes donc ça va. »

Egalement entraineur des jeunes au club d’Alfortville, Ladji Doucouré a donc des journées bien chargées. D’autant plus que Golden Blocks, ne cesse de franchir des paliers. « On cherche un bel endroit pour la prochaine finale, sourit-il. Maintenant qu’on est rodés sur les épreuves de sprint, on va ajouter des nouvelles étapes comme un test de saut vertical et un parcours de cross. Il faut trouver des activités qui peuvent être faites dans les quartiers, dans les cours de récréation. Le but est de ramener les enfants dans les clubs d’athlétisme. »

Ramener les gamins vers l’athlétisme et les accompagner, voilà ses nouvelles missions.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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