AC Paris Joinville

Formée à l’ACPJ, Cynthia Leduc, vice-championne du monde juniors du 4×100 m, est l’une des pépites du club francilien.

 

Avec quatre médailles d’or récoltées lors de la dernière Coupe de France des spécialités et relais à Niort, l’AC Paris Joinville a une nouvelle fois démontré sa force de frappe au niveau des courses par équipes. Le fruit d’un travail de formation entamé il y a plus dix ans par le président Gérard Auvray et ses entraineurs. Rencontre.

Au début du mois d’octobre dernier, l’AC Paris-Joinville (ACPJ) est reparti de la Coupe de France des spécialités et relais avec quatre médailles d’or. Une moisson habituelle sur les relais 4×100 et 4×200 m féminins et une nouveauté avec les victoires à la longueur et au triple saut masculins. « Cette année, c’était la première fois qu’on alignait des équipes en longueur et au triple saut », se félicite le président de l’ACPJ Gérard Auvray.

De 161 à 740 licenciés en dix ans

Car pour les relais, la domination du club accolé au Bois de Vincennes n’est pas une nouveauté. « On est un club qui a peut-être 60 titres de champion de France de relais, continue Auvray. Quand je suis arrivé au club, il y avait déjà des grands noms (Marie-José Pérec, Stéphane Caristan, Leslie Djhone, entre autres ont été licenciés au club) et tous les ans, on était champions de France des 4×100 et 4×200 m. L’athlétisme est un sport individuel. Mais quand il est collectif, il est extraordinaire ! »

Une politique des relais sur laquelle Gérard Auvray a fortement insisté à son arrivée à la tête du club, il y a une dizaine d’années. « Quand j’ai repris le club, on était 161 licenciés. Aujourd’hui, on est 740. On n’a pas de gros moyens financiers donc il faut fixer des objectifs sur les jeunes, et les relais en font évidemment partie. La force d’un club ce sont les Interclubs, les relais et les spécialités. »

Formation d’entraineurs

Former les jeunes mais également les entraineurs, histoire de mettre en marche une machine à transmettre le savoir. « Il faut s’entourer d’un très bon encadrement avec des entraineurs chevronnés mais il faut aussi en former d’autres. »

Ac Paris Joinville

Actuel entraineur de Julie Hounsinou, Lucas Finet est un pur produit de la formation des entraineurs de l’ACPJ.

 

C’est le cas de Lucas Finet, actuel entraineur de Julie Hounsinou (voir notre reportage vidéo), qui a fait ses classes dans le sillage de François Pépin, l’un des entraineurs français les plus réputés. En ajoutant de l’expertise avec du talent, la mayonnaise ne pouvait que prendre. « La formation c’est la priorité numéro une, explique Lucas Finet. Mon poste de responsable de l’école d’athlétisme n’existe pas dans tous les clubs. C’est un choix qui porte ses fruits. Après, il ne faut pas se voiler la face, on a aussi eu la chance de tomber sur des athlètes talentueux. »

Une pépinière pleine de talents

Il est vrai qu’on ne tombe pas tous les jours sur des athlètes du calibre de Cynthia Leduc (200 m), Sarah Fofana-Koutouan (100 m haies) ou Julie Hounsinou (400 m haies), toutes trois, demi-finalistes cet été aux Championnats du monde juniors. Sans oublier Cyrena Samba-Mayela (100 m haies), la petite dernière, qui est revenue en juillet avec la médaille d’or du relais Medley des Championnats d’Europe cadets. Un témoin qui passe très bien également dans les mains de ses aînés puisque Leduc est devenue vice-championne du monde juniors du 4×100 m à Bydgoszcz (voir article), alors que Hounsinou faisait partie du relais 4×400 m. « Les relais ça permet de réunir les groupes, de faire travailler ensemble, de faire briller le club, avance Finet. On a senti au fur et à mesure des regroupements que les filles se prenaient au jeu. Ca crée quelque chose. »

Des résultats qui font d’ailleurs de la promotion gratuite pour le club francilien. « Tous les ans, on a entre dix et vingt arrivées au club », se réjouit Gérard Auvray. « Quand on a des internationaux, ç’attire des gens d’autres clubs, continue Lucas Finet. Ca veut dire qu’il y a, a priori, de la compétence chez nous. »

L’argent le seul frein

Une réussite qui doit parfois même être freinée, faute de moyens. « Cette année, on aurait pu présenter plus d’équipes à la Coupe de France mais on ne l’a pas fait, faute de budget, regrette Auvray. L’année prochaine, l’épreuve aura lieu à Aix-en-Provence, ça va être compliqué car les athlètes veulent défendre leurs titres et d’autres veulent déjà créer de nouvelles équipes ! »

Mais avant la Provence, les athlètes de l’ACPJ auront droit à un déplacement à Toulouse pour les Interclubs au mois de mai prochain – « on va y aller à 70 » -, une nouvelle bonne occasion de démontrer la qualité de leur formation.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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