Marion Joly Testault

Troisième en 2014, Marion Joly Testault sera au départ ce dimanche des Championnats de France de semi-marathon.

 

Sélectionnée à de multiples reprises en équipe de France jeunes, Marion Joly Testault n’apparaît plus dans le haut des tablettes depuis deux saisons. Toujours impliquée dans sa pratique de la course à pied, elle avoue néanmoins y prêter moins d’importance aujourd’hui dans sa vie. Rencontre avec une athlète qui sera au départ des Championnats de France de semi-marathon ce dimanche.

On a retrouvé Marion Joly Testault à l’arrivée du 10 km de Tours en pleine discussion avec Patricia Laubertie, ex-athlète internationale comme elle. Les deux jeunes femmes ont peut-être abordé leurs résultats passés. Pour l’heure, en ce qui concerne Joly Testault, ces derniers ne sont plus au rendez-vous, avec pour exemple, un anecdotique 38’37 sur la course tourangelle (sur 10,4 km en réalité). « Je n’ai aucune idée de ce que j’ai fait, lâchait-elle juste après la ligne franchie. Je cours sans montre maintenant. Mais je sais que ce n’est pas top ! C’était une préparation pour les Championnats de France de semi-marathon (2 octobre à Marcq-en-Baroeul). On verra mais c’est sûr que j’ai de moins en moins de vitesse. Ca devient compliqué. Mais je compte bosser. »

« Je cours toujours mais les performances ne suivent plus »

L’athlète de 25 ans est en effet loin de ses chronos références réalisés entre 2012 et 2014 avec, entre autres, 9’43’’32 sur 3 000 m, 34’32’’40 sur 10 000 m et 1h16’57 sur semi-marathon. Une dernière performance qui lui avait permis en octobre 2014 de décrocher la troisième place aux Championnats de France seniors, de quoi enrichir un palmarès déjà bien fourni (championne de France cadette et juniors du 3 000 m en 2008 et 2010, championne de France espoirs du semi-marathon en 2013 et 7 sélections en équipe de France jeunes). « Je cours toujours mais les performances ne suivent plus, avoue-t-elle. J’ai été blessée l’hiver dernier à l’aine et j’ai loupé toute la saison de cross. Je suis revenue pour le 10 km de l’Equipe (36’46 le 29 mai) et les Championnats de France de 10 km se sont plutôt bien passés (11e française en 36’18 des Championnats de France à Langueux le 18 juin). »

Des blessures mais également un univers moins centré sur la course à pied peuvent expliquer ses résultats. « Je pense que j’ai eu un pic quand j’étais aux Etats-Unis (elle y a fait ses études de 2010 à 2013). Quand j’étais là-bas, il n’y avait vraiment que la course à pied dans ma vie. L’émulation de l’équipe de l’université jouait également. On ne vivait que pour ça. Aujourd’hui, ça m’énerve de ne pas faire de bons chronos mais je me prends moins la tête avec ça. La course à pied me plaît toujours mais il y a d’autres priorités. »

« Un jour j’aimerais redescendre sous les 35′ au 10 km »

Comme son travail au sein de la société 100 % Sport Business aux côtés de Laurence Klein sur Paris, là où elle vit (Charenton). Pourtant, c’est à l’Athlé Trois Tours qu’elle a décidé depuis deux saisons de continuer sa carrière. Et après s’être entrainée avec Pascal Machat (à son retour en France en 2013) puis Olivier Gaillard, elle a choisi depuis peu de suivre les conseils de Benoît Holzerny. « Il est à la section Free Run comme moi donc c’est bien. Et en plus, il entraine aussi des garçons. »

De quoi se rapprocher de son niveau. « C’est sûr qu’un jour j’aimerais redescendre sous les 35’ au 10 km et les 1h17 au semi-marathon. Dans toutes les distances, j’ai envie de retrouver les chronos que je faisais avant. »

Dès ce dimanche du côté de Marcq-en-Baroeul, elle aura l’occasion d’effacer sa contre-performance des France 2015 en Martinique (7e Française en 1h26’32) – « ça s’était mal passée » – et de revenir à des temps plus en lien avec son standing. « Si je retrouve les 1h18 ce dimanche, ça serait bien. »

Mais si ça ne marche pas cette fois-ci, elle se projettera vers les cross, sans prise de tête.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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