Pierre-Ambroise Bosse

La Ligue Nationale d’Athlétisme va faire peau neuve en 2018.

 

La Ligue nationale d’athlétisme (LNA) va modifier ses statuts en 2018 afin d’élargir le nombre d’athlètes aidés mais également pour venir en aide aux entraineurs personnels.

Alors qu’en 2017, ils étaient 27 athlètes dans les rangs de la Ligue Nationale d’Athlétisme (LNA), ce chiffre devrait doubler dans les années à venir pour atteindre une soixantaine. En effet, la FFA a décidé d’élargir le contingent d’athlètes dits « professionnels ». « L’idée est de déployer la logique de professionnalisation en collaboration avec les clubs, les territoires et les entreprises, explique le DTN Patrice Gergès. La décomposition se ferait en cinq niveaux au lieu de deux actuellement (Pro A et Pro B). »

Une place pour les aspirants professionnels

Outre les athlètes phares (médaillés européens, finalistes et médaillés mondiaux), qui étaient alors classés en deux catégories (Pro A et Pro B), trois autres échelons vont être ajoutés. Les relayeurs vont en effet pouvoir intégrer cette Ligue sous le même format (Relais Pro A, relais Pro B), ainsi que les jeunes en devenir. « On va  créer une catégorie pour les aspirants professionnels, continue Gergès. Qui sera composée de jeunes de moins de 20 ans essentiellement. Et travailler avec eux sur la construction d’un projet professionnel en construisant quelque chose de commun avec le club et l’entreprise. »

Cette dernière catégorie ne dépendra pas uniquement des résultats des athlètes (contrairement aux autres). « Cela concerne ceux qui auront une capacité et une envie à être aux JO. L’idée c’est d’être dans un appel à projet. On doit être acteur de son projet. Car c’est compliqué de comparer les athlètes entre eux. »

Une aide pour les entraineurs personnels

Concernant les rémunérations, ces nouvelles catégories ne recevront pas de salaires comme c’est le cas pour les athlètes Pro A et Pro B mais une aide pour obtenir un emploi du temps aménagé en ce qui concerne les relayeurs et des formations pour les plus jeunes. « Le but est de déployer la professionnalisation et faire quelque chose pour aider les athlètes. »

De l’aide pour les athlètes mais également pour les entraineurs. En effet, en plus de l’élargissement du nombre d’athlètes intégrant  la LNA, une dizaine d’entraineurs dits « personnels » qui ne sont donc pas des cadres d’état, vont se voir allouer une aide de la FFA (si leur athlète fait partie de la Ligue Professionnelle). « On a fait le choix d’aider certains entraineurs personnels, avance Gergès.  L’idée c’est de partir sur une dizaine d’entraineurs en excluant évidemment les agents d’Etat. On est vraiment sur les entraineurs qui sont soit salariés d’un club, soit bénévoles. Ca ne sera jamais un salaire à temps plein mais c’est pour leur faire sentir qu’on croit en eux. »

Une refonte du calendrier

Un moyen d’encourager les entraineurs personnels, bien trop souvent obligés de mettre de l’argent de leur poche pour entrainer de futurs médaillés internationaux.

Enfin, la réforme de la LNA ne devrait pas en rester là puisque une refonte du calendrier des meetings est également envisagée. « L’idée est aussi d’avoir une évolution du circuit des meetings de la Ligue professionnelle, avance le DTN. On est en discussion pour créer un circuit où les jeunes et les relayeurs seraient plus facilement intégrés, pour qu’ils puissent courir en meetings. On est sur un chantier et ça sera mis en œuvre à partir de septembre 2018. » 

Un gros chantier, qui, s’il se déroule comme prévu, devrait permettre d’améliorer l’accès au très haut niveau des meilleurs éléments français.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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